Kouto/Région de Bagoué : Les militaires expliquent leur présence dans la localité

Dans la matinée de ce mardi 04 août 2015, à la salle de mariage de la Mairie de Kouto, en présence du Sous-préfet de ladite localité, s’est tenu une réunion animée par le capitaine Sadia ; porte parole du groupement tactique déployé dans la région de la Bagoué depuis les attaques djihadis dans le sud du mali.

Le Sous-préfet de Kouto avec le Capitaine Sadia

Le Sous-préfet de Kouto avec le Capitaine Sadia

« Notre présence ici, se justifie chère population par la menace djihadis qui prévaut dans le sud du mali voisin depuis quelques semaines. Nos autorités civiles et militaires ont mit en place ce groupement tactique qui prend en compte Bengué, Kouto, Tengrela et Goulia. Nos hommes sont plus postés vers la frontière. Nous sommes là pour vous et non contre vous. Aidez nous à vous aider. Notre rôle consiste à vous sécuriser. » A laissé entendre le capitaine Sadia.

Satisfaction des populations
Les populations n’ont pas caché leur satisfaction. Konate Soualio, l’imam de la grande moquée a remercier le capitaine en ces thermes : « nous saluons infirment le capitaine ainsi que les autres. Celui qui combat l’injustice doit être soutenu. Vous avez nos bénédictions. Vous pouvez compter sur nous. Ce combat n’est pas que militaire dans la mesure où les ennemis ne sont pas en tenu militaire. C’est à nous de vous donner la force en vous donnant toutes les informations nécessaires sur tout cas suspect. Je demande toutefois aux uns et aux autres de ne pas accuser quelqu’un sans preuve

L’inquiétude qui prévaut
Si les populations se réjouissent de la présence des forces de l’ordre, la réalité d’orpaillage illégale trouble leur sommeil. Cette réalité est malheureusement à la base de l’attaque de Sama, localité malienne proche de Tengrela. Les malfrats se font passer pour des orpailleurs et infiltre ainsi la zone.
« La présence massive des orpailleurs illégaux dans la zone inquiète énormément les populations. En effet, ils viennent par centaines à moto le plus souvent la nuit. On ne sait pas de quoi sont constitués leurs énormes bagages. Parfois ils sont à trois (3) sur la même moto. Ils ne salut même pas les gens. Ils n’ont pas un seul passage. Ils maitrisent toutes nos petites pistes. » L’ont fait savoir Fofana Adama et Traoré Douda au chef militaire.

Depuis l’attaque des localités proches du territoire ivoirien  telles que Misséni, Fakola et Sama, les autorités ivoiriennes sont restées  très vigilantes.

Dagnogo Balla

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