Réconciliation nationale: Mission impossible ou manque de volonté ?

Charles Konan Banny Président de la CDVR

Charles Konan Banny Président de la CDVR

Un pays qui était au premier rang des pays en voie de développement dans la sous région, la Cote d’Ivoire a perdu son éclat et sa notoriété après dix ans de crise sociopolitique. Se conflit est porté à son paroxysme après les élections présidentielles de 2010 ; où pour la première fois en Afrique, un pays avait à sa tête deux Présidents de la République. Cette barbarie a ôté la vie à plus de 3000 personnes. ‘’ La guerre terminée’’ donc, les autorités actuelles ont fait de la Réconciliation une priorité. Ainsi, ont il mit sur pied une commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) dirigée par l’ex premier ministre et ancien gouverneur de la BCEAO Charles Konan Banny. Cette commission après trois ans existence, n’a pas encore produit un résultat satisfaisant dans la mesure où les ivoiriens ne se sont pas encore réellement réconciliés. Qu’est ce qui explique cet état de fait ? Qu’elle est la portée d’une réconciliation dans la vie d’un État comme celle de la côte d’Ivoire ? Qui sont les acteurs de cette réconciliation ? Que devons-nous faire pour que cette réconciliation soit une réalité ? C’est  la recherche de réponses à ces interrogations qui nous guidera vers ce précieux trésor.

Les obstacles à la réconciliation en Côte d’Ivoire sont d’ordres multiples.

Réconcilier selon le dictionnaire Le Petit Larousse c’est : Rétablir les relations amicales entre des personnes brouillées. La Réconciliation est donc l’action de réconcilier des personnes brouillées. La majorité des ivoiriens ne sont pas sensibilisées à faire de la réconciliation. Nombreux parmi nous croient que la réconciliation concerne que les autres. Il n’y aucune mobilisation réelle dans le sens de nous réconcilier ; tout le monde à les yeux tournés vers la CDVR. Cette commission à lui seule ne pourra pas nous réconcilier ; il faut donc l’implication de tout le peuple. Son  Président, un jour à Abobo PK18,  affirmait : «  la réconciliation est l’affaire des pros-Côte d’Ivoire. » En effet, certains ivoiriens ne sentent pas concerner par la réconciliation.

Les politiques de part et d’autre bloquent le processus. Pendant que nous parlons de réconciliation, des opposants continuent de refuser la main tendue des dirigeants actuels. Ceux –ci estiment qu’il ya une justice de vainqueur. Cette affirmation n’est pas gratuite en ce sens que les tous prisonniers politiques sont de leur rang (FPI). Jusqu’aujourd’hui, aucun membre significatif du camp gagnant n’a été l’objet d’une poursuite judiciaire. Il s’agit donc d’une justice à double vitesse. Il y a donc quelque part une frustration.

Pourquoi la Réconciliation ?

Notre seule salut se trouve aujourd’hui dans la réconciliation. Il nous faut une stabilité politique, une cohésion sociale pour que nous ayons une paix durable. Le développement est précédé par un climat paisible. Une réconciliation réussie permettra au pays de relancer son économie. Un pays instable ne séduit jamais les investisseurs.

Les acteurs de la réconciliation

Tout le monde est acteur de la réconciliation. Parmi les acteurs principaux nous pouvons citer les politiques qui, avec une bonne volonté peuvent nous rassembler. Il y a les religieux considérés comme les hommes de Dieu, qui peuvent nous convaincre à nous accepter mutuellement. Les médias doivent prôner la paix. La justice doit se mettre au service de tous sans exception.

Les solutions pour une réconciliation parfaite

Pour une parfaite réconciliation, il faut une justice impartiale. Il faut créer un cadre de dialogue sincère. La Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) doit être indépendante. Il faut mener une vaste campagne de sensibilisation à travers les médias par la société civile, les religieux et surtout les organisations internationales.

Ce qui est indéniable est que le désir commun des ivoiriens est de vivre dans la paix ; même si chacun voit la réconciliation à sa façon. Opter donc  pour la réconciliation aujourd’hui est une bonne initiative, surtout parce que nous sommes dans une situation d’ après guerre. Il faudrait que les Ivoiriens dans leur ensemble comprennent qu’on ne peut exclure personne et que nous sommes bien obligés de vivre ensemble parce que, c’est notre pays et nous n’ avons que ça en commun. Il faut donc chercher les voies et moyens pour nous entendre. Des difficultés vont se poser à nous, c’est normal parce que tant  qu’on vit ensemble, les difficultés il y en aura toujours, et il faut donc chercher à les surmonter. Il ne faudrait pas que la réconciliation soit de simples mots qu’on lance. La réconciliation doit se constater dans les comportements des ivoiriens en général et des autorités en particulier. En gros il faut poser des actes concrets. Lorsque chacun cherchera à œuvrer dans ce sens, nous pensons qu’on aura fait un grand pas vers cette réconciliation tant désirée.

Dagnogo Balla

 

Me Pacéré regrette Zadi Zahourou

pacéré titinga

Pacéré Titinga frédéric

L’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI), a procédé au lancement du Grand Prix littéraire Bernard Zadi Zahourou, ce vendredi 20 décembre 2013 au sein du groupe Fraternité Matin Grand prix Bernard Zadi Zahourou, lancé ce vendredi 20 décembre 2013. Me Pacéré Titinga Frédéric, grand Prix littéraire d’Afrique Noire, parrain de cette cérémonie rend hommage à l’illustre disparu  et se dit fiers d’être le parrain d’un prix qui porte son nom.

Me Pacéré, à l’écouter, semble mieux connaitre Bernard Zadi Zahourou que des ivoiriens.  La mort de Zadi est pour lui est une véritable perte pour la littérature africainePour dire que Zadi est décédé mais qu’il demeure, Me Pacéré s’exprime en ces termes : « La mort peut masquer l’homme certes, toutefois elle est incapable de  masquer les œuvres de l’homme. »M. Zadi continue sont combat au ciel et le réussi mieux qu’ici bas quand on s’en tient aux dires de notre parrain. « Ta vie terrestre après ta mort terrestre sera supérieure à ta vie terrestre »

Il n’a ménagé aucun effort pour venir en Côte d’ivoire pour le lancement de ce prix car, il estime que le Professeur Zadi était pour lui un modèle qui valorisait la culture de l’Afrique noire. « L’homme reconnu pour son originalité mérite un tel prix pour pérenniser sa vision.  » Laisse t-il entendre. Le Professeur Zadi en quelque sorte transformer la  vie de Me Pacéré. « Grâce à Zadi mes premiers œuvres parues en 1976 ont été étudiées à l’École Normale Supérieure en 1977. Zadi s’est rendu dans mon village manega en 1978 au Burkina Faso. Cela serait une ingratitude de ma part de ne pas être là ce ma ce matin » a-t-il affirmé

Frédéric Titinga Pacéré, né en 1943, est une personnalité du Burkina Faso. Avocat, homme de lettres et de culture, chef traditionnel, il est fondateur du Musée de Manega au Burkina Faso.

Dagnogo Balla