Bénin : une marée rouge pour dire non à la révision de la Constitution

Une vue des manifestants

Une vue des manifestants

Le Bénin voit rouge ce mercredi. Et pour cause, plusieurs Béninois se mobilisent pour dire non à la révision de la Constitution par le président de la République, Boni Yayi.

Plusieurs Béninois s’apprêtent à descendre dans la rue, ce mercredi pour s’opposer à la révision de la Constitution. Ces manifestations existent depuis le 17 juillet dernier, lancées par le mouvement « Alternative citoyenne ». Le « Mercredi rouge » souhaite réunir tous les mécontents des actes posés par le Président Boni Yayi, au pouvoir depuis 2006. Un mouvement qui, de par son ampleur, se heurte au mécontentement du gouvernement qui, en protestation, crée le vendredi blanc.

Alternative citoyenne à l’initiative du Mercredi rouge

Le mouvement « Alternative citoyenne » est à l’origine de cette vague de protestation à l’encontre des actions du Président béninois. Le mouvement s’organise principalement sur le réseau social Facebook. Le mouvement « Mercredi rouge » veut rassembler tous les Béninois déçus de la politique du gouvernement actuel, depuis son arrivée en 2006. Mais aussi et surtout mettre un terme au projet de révision de la Constitution béninoise qui, selon les membres du mouvement, permettrait au Président de se représenter en 2016 et de « créer une nouvelle république ». C’est un mouvement vraisemblablement organisé, où les manifestants, en vue de la fête de d’indépendance du Bénin, étaient plusieurs centaines dans les rues de Cotonou arborant T-shirt, casquettes ou autres objets rouges. Des manifestations strictement encadrées où plusieurs personnes ont été arrêtés pour trouble à l’ordre public, notamment un des leaders du mouvement, l’ancien ministre de la Communication, Gaston Zossou, qui a expliqué sur son compte Facebook que sa maison avait été encerclée par les forces de l’ordre avant son interpellation.

Un mouvement qui n’est pas du goût de tous

Certains remettent en cause la bonne foi des membres du mouvement, tel que Joseph Djogbenou, soupçonné de manipuler la cause avec l’appui de l’homme d’affaire, Patrice Talon dont il est l’avocat dans l’affaire de la tentative d’empoisonnement du chef de l’Etat. Le blogueur Alberic Gandonou remet quant à lui en cause la bonne foi de Gaston Zossou qu’il qualifie de « prévaricateur qui trompe la jeunesse sur Internet ». Le ministre de l’Intérieur, Benoît Dégla, a déclaré que les « causes que défendent les initiateurs du Mercredi rouge sont non fondées » et a qualifié le mouvement « d’intoxication ». Par ailleurs, les partisans du Président Boni Yayi s’opposent fermement à ce mouvement. C’est pour cette raison qu’ils ont instauré le mouvement dit « Vendredi blanc ». Un mouvement vraisemblablement peu suivi pour le moment.

source Afrik.com

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