SOUS DEVELOPPEMENT : Un mal comportemental

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Nous les populations des pays pauvres, avons toujours avancé des arguments fallacieux pour justifier notre très grand retard sur les autres pays du monde. Je  ne rentre pas personnellement dans cette logique. Je pense bien que notre sous développement est dû à notre propre comportement.

La différence entre les pays pauvres et les pays riches n’est pas en fonction de l’âge du pays. En effet, les pays comme l’Inde et l’Egypte ont plus de 2000 ans d’existence, mais sont toujours bien pauvres. Pourtant, le Canada, l’Australie et la Nouvelle Zélande ayant été des pays inexpressifs il y a 150 ans, sont aujourd’hui des pays développés et riches.

Site pétrolier au Nigeria(Photo google)

Site pétrolier au Nigeria(Photo google)

Il faut également savoir que la différence entre pays pauvres et pays riches n’est pas en fonction de l’étendue du territoire et les ressources naturelles. Le Nigéria, le Géant aux pieds d’argile est un exemple qui illustre cette thèse.  Considérablement vaste et regorgeant beaucoup de sites pétroliers, ce pays demeure toujours parmi les pays au bas de l’échelle dans le classement mondial.

Cependant, le Japon a un territoire limité, 80% de montagnes, inadéquat pour l’agriculture et l’élevage. Paradoxalement, avec ce relief ingrat, ce pays  était récemment la seconde économie mondiale après les Etats Unis d’Amérique. Le Japon est comme une vaste usine flottante, important des matières premières de la terre entière et exportant les produits manufacturés.

La Suisse est un autre exemple dans la mesure où elle ne plante pas de cacaoyer mais, a les meilleurs chocolats du monde. Sur son petit territoire, elle fait de l’élevage et ne peut planter que pendant 04 mois dans l’année. En plus, elle a les produits laitiers de meilleures qualités. C’est un petit pays qui donne une image de sécurité et de l’ordre de travail. Ce qui fait de lui le pays le plus sûr du monde.

La communication entre les cadres de pays riches et ceux des pays pauvres montre bien qu’il n y a pas de différence intellectuelle significative entre eux.

La couleur de la peau et la race n’a aucune importance : les immigrants taxés de paresseux dans leurs pays d’origines constituent la force productrice dans les riches pays de l’Europe.

QU’ELLE EST ALORS LA DIFFERENCE ?

La différence entre les pays riches et les pays se trouve incontestablement dans le comportement des gens, façonnés au fil des années par l’éducation et la culture.

Une analyse approfondie du comportement des populations des pays riches et développés nous laisse savoir que la grande majorité suivent les principes suivants qui régissent leur vie quotidienne :

  • Ø Ethique, comme principe de base
  • Ø Intégrité
  • Ø Responsabilité
  • Ø Respect des lois et règles
  • Ø Respect des droits des autres citoyens
  • Ø Amour du travail
  • Ø S’efforcer à apprendre et à servir
  • Ø Volonté de bien faire
  • Ø Ponctualité
  • Ø Aimer son pays et vouloir y vivre en paix

Par compte, dans les pays pauvres, seule une minorité presque inexistante suit ces principes de base dans leur vie de tous les jours.

Notre pauvreté n’est nullement un manque de  ressources naturelles, encore moins une quelconque cruauté de la nature à notre égard. Notre mauvais comportement est la véritable cause de notre pauvreté. Il nous manque la volonté de respecter et d’enseigner ces principes de fonctionnement qu’on adopté les pays riches.

L’Afrique doit savoir que son sous développement n’est pas une fatalité. Il faut une volonté commune pour que ce beau continent puisse mettre en valeur l’immense richesse que Dieu le tout puissant lui a donné.

source Réflexion……Action

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Tunisie : Ali Laarayedh déclare la guerre à l’islamiste radical Abou Iyadh

tuLa déclaration du Premier ministre tunisien Ali Laarayedh, selon lequel Abou Iyadh, chef islamiste radical, entretient des liens étroits avec Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) est perçue comme une déclaration de guerre par les salafistes radicaux tunisiens. Ces derniers menacent le chef du gouvernement qui ne tremble pas.

« Aux sages d’Ennahda, s’il en reste, retenez votre malade. Sinon, il sera la cible de notre guerre qui le fera tomber ». La menace est catégorique. Elle provient des partisans d’Abou Iyadh, chef jihadiste tunisien présumé.

Un véritable bras de fer oppose salafistes radicaux, partisans d’Abou Iyadh, au gouvernement tunisien ces derniers jours. La tension est vite montée d’un cran. Le gouvernement actuel accuse le mouvement du chef jihadiste d’entretenir des liens très étroits avec Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et tente de démanteler l’organisation salafiste.

« Une faction salafiste qui prône la violence et le terrorisme »

Tout commence le 26 mars dernier. Alors qu’il accordait une interview au journal français Lemonde.fr, le Premier ministre tunisien, Ali Laarayedh fait une déclaration lourde de conséquence. Il affirme l’implication d’Abou Iyadh dans plusieurs incidents de violence et dans des affaires de trafic d’armes.

« Il y a une faction du salafisme qui prône la violence et le terrorisme. Cette faction est en guerre avec l’Etat et la société ». Ali Laarayedh va plus loin et annonce que le ministère de l’Intérieur est sur le point d’arrêter Abou Iyadh. Mais ajoute que ce dernier reste caché entre ses adorateurs.

Les salafistes haussent le ton

Une déclaration provocante. Abou Iyadh affirme sur son site internet qu’il jettera le gouvernement d’Ali Laarayedh dans les « oubliettes de l’histoire » si son gouvernement s’attaque à son organisation. Le ton est menaçant.

« Ennahda doit se rattraper avant que nous ne passions à l’acte. La réponse sera ce que vous verrez de vos propres yeux et non ce que vous entendrez ».

Le gouvernement tunisien déclare la guerre

Des menaces qui ne font pas trembler le gouvernement tunisien. Dans son interview avec le journal français, Ali Laarayedh reste très ferme. « Nous sommes décidés à agir avec rigueur et fermeté qu’exige la situation. Il y a un mois, j’ai invité tous ceux qui détiennent des armes à les restituer contre la garantie qu’ils ne seraient pas poursuivis ».

Un gouvernement qui ne tremble pas. Mais qui mesure le danger du mouvement. « Tous les salafistes n’utilisent pas la violence. Mais le modèle de société qu’ils prônent constitue un danger. Cette approche a un problème avec le passé, un problème avec la modernité. Mais il faut essayer de faire la différence avec les salafistes jihadistes, qui ont recours à la force et représentent un risque contre lequel aucun Etat n’est vraiment immunisé ».

Le Premier ministre se veut plus téméraire. Il va jusqu’à déclarer une guerre ouverte aux salafistes radicaux. « Nous savons que les jihadistes salafistes ne rendront pas les armes. Nous allons vers un affrontement. C’est presque inévitable ».

Un chef djihadiste mystérieux ?

Abou Iyadh est recherché par la police tunisienne. Il est accusé d’être impliqué dans l’attaque de l’ambassade des Etats-Unis en Septembre. Quatre personnes y avaient perdu la vie. Les autorités tunisiennes affirment que l’assassinat de l’opposant, Chokri Belaid, le 6 février dernier, a été perpétré par un salafiste.

source Afrik.com

Pressions, coups de fil, intimidations… – Comment le couple Ouattara menace des journalistes français

Posté dans:Enquêtes et Interviews|26 mars 2013

Posté dans:Enquêtes et Interviews|26 mars 2013

Après la lune de miel, l’épreuve de force. Alassane Ouattara et son épouse Dominique, qui ont fondé leur stratégie de conquête du pouvoir sur la communication, et particulièrement sur des liens renforcés avec les médias français, s’irritent des (petites) velléités d’indépendance de certains journalistes qu’ils ont littéralement à l’œil. Pour les combattre, tous les moyens sont bons…

 

«Les histoires d’amour finissent mal… en général !». Ce refrain désabusé du groupe de rock Rita Mitsouko doit résonner de manière particulière dans les oreilles d’un certain nombre de journalistes de la place parisienne qui subissent depuis des mois un véritable «harcèlement» de la part du couple qui règne sur la Côte d’Ivoire, et en particulier de Dominique Ouattara. Tout avait pourtant bien commencé. Française, fortunée et ayant fait son entrée dans l’establishment françafricain grâce au précieux entregent du défunt président Félix Houphouët-Boigny, la fondatrice de l’agence immobilière AICI, qui a longtemps géré les franchises de l’Institut de beauté Jacques Dessange à Washington était à tu et à toi avec un grand nombre de spécialistes de l’Afrique et de patrons de presse de la place parisienne. Ça, c’était avant ! Du temps de l’opposition et de la diabolisation violente de Bédié, puis de Guei, puis de Gbagbo…

La réalité d’un exercice du pouvoir marqué à la fois par une mauvaise gouvernance trop visible et des violations continues des droits humains les plus élémentaires ont progressivement changé la donne. Si les «grands patrons» demeurent bienveillants et amicaux, toujours prêts à «rendre service», les journalistes de base sont de plus en plus nombreux à vouloir «équilibrer». Et les Ouattara sont désormais sur la défensive. S’ils se résignent plus ou moins à être critiqués par une partie de la presse ivoirienne, périodiquement persécutée, ils ne tolèrent pas que les médias français – ceux qui ont bâti leur légende – s’écartent de la «ligne officielle». Et ils le font savoir. A tel point que, peu à peu, au fil des pressions exercées sur les patrons d’un certain nombre d’organes de presse, les relations se détériorent avec une partie de la profession. «Nous n’avons plus de contacts avec elle. Au début, elle nous appelait, plutôt gentiment. Pas pour protester mais pour nous amadouer. Elle nous disait qu’il fallait qu’on passe par elle pour vérifier les informations. Mais en réalité, l’objectif était de nous contrôler. Cela n’a pas marché. Du coup, les relations en ont pris un coup», raconte un journaliste africaniste de la presse parisienne.

SlateAfrique : Ouattara a-t-il eu la peau de Philippe Duval ?

A la fin du mois dernier, le petit milieu du journalisme franco-africain a bruissé d’informations sur la monarchie marocaine qui aurait eu la peau d’Ali Amar, un contributeur du site SlateAfrique à la plume un peu trop critique. Il a également été question de la mise à l’écart de Pierre Cherruau, directeur de la rédaction du site Internet, qu’il a porté sur les fonts baptismaux, ainsi que de son adjoint. Officiellement pour des raisons économiques.

Mais il a été moins question d’un autre journaliste, qui dérangeait lui aussi, pour d’autres raisons. Il s’agit de Philippe Duval. Ancien du Parisien, auteur du livre «Fantômes d’Ivoire», il était un des collaborateurs réguliers de SlateAfrique, où il rédigeait de nombreux articles bien informés, sur la Côte d’Ivoire notamment. Mais son indépendance d’esprit lui a valu d’être violemment ciblé par les époux Ouattara. Selon nos sources, Alassane Ouattara n’a pas hésité à intervenir auprès de l’intellectuel et lobbyiste multicartes Jacques Attali, président du Conseil de surveillance de Slate.fr, qui abrite SlateAfrique. Jacques Attali est en effet par ailleurs, le patron du groupe Planet Finance, qui envisage de s’installer à Abidjan. C’est pour cette raison qu’il était sur les bords de la lagune Ebrié en novembre dernier, dans le cadre d’une prospection où l’ambassadeur de France et le gratin de la finance ivoirienne l’a reçu. Dans ce contexte, difficile de cracher sur un soutien politique au plus haut niveau… En tout cas, Philippe Duval a été pour le moins persécuté par l’administration de SlateAfrique, et a vu le paiement de ses émoluments purement et simplement bloqué. Il a décidé de poursuivre son ancien employeur aux prudhommes, comme on appelle le tribunal du travail en France. Pendant ce temps, après la levée par Slate.fr de 340 000 euros auprès d’investisseurs dont l’identité demeure inconnue, SlateAfrique a lancé «une nouvelle formule ambitieuse»…

Jeune Afrique : Pascal Airault, accusé d’être un pro-Gbagbo, avale des couleuvres

Depuis plusieurs années, le journaliste Pascal Airault «couvre» la Côte d’Ivoire pour Jeune Afrique, et se livre à un périlleux exercice d’équilibrisme dans un contexte compliqué où la famille Ben Yahmed, qui contrôle le titre, a des relations particulières avec la famille Ouattara – et ce depuis plusieurs décennies. Mais ces derniers mois, la tension est montée d’un grand. Pourquoi ? Dans un article sur le «drame du Plateau», qui s’est noué dans la nuit de la dernière Saint-Sylvestre, il a osé écrire que Philippe Nouvian, frère cadet de Dominique Ouattara, était, à travers son cabinet Gecmo, le maître d’ouvrage délégué du chantier dont le trou béant avait englouti de nombreuses personnes venues regarder les feux d’artifice dans la commune de l’administration et des affaires. Intolérable pour Dominique Ouattara, qui a multiplié les coups de fil rageurs. Inacceptable également pour son cher et tendre époux, qui a fait comprendre à la rédaction qu’Airault étaitpersona non grata à certaines occasions… La raison de l’ire au sommet ? Dans sa volonté d’informer, le journaliste de Jeune Afrique a ouvert une fenêtre vers des univers que Dominique Ouattara protège des curieux avec vigilance : sa vie privée, ses réseaux d’argent, et les activités financières de sa famille – notamment de ses enfants. Désormais, les insinuations sur «Airault le pro-Gbagbo» fleurissent. Survivra-t-il à la bourrasque ? Wait and see.

RFI : Stanislas Ndayishimiye dans le collimateur

Incroyable mais vrai… Alassane Ouattara estime que la radio française RFI, qui n’a cessé de lui apporter son soutien depuis plus d’une décennie – et qui s’est, pour cette raison, aliénée les pouvoirs successifs depuis Henri Konan Bédié – roule contre lui. Et il a la dent dure contre le correspondant de «la radio mondiale» à Abidjan, le journaliste burundais Stanislas Ndayishimiye. Le périodique La Lettre du Continent nous explique pourquoi : «Alassane Ouattara est de plus en plus excédé par la couverture de l’actualité ivoirienne par RFI, et notamment le traitement des différents rapports (FIDH, Amnesty International…) sur les violations des droits de l’homme par les FRCI l’ayant aidé à s’installer à la présidence. A plusieurs reprises, les autorités ivoiriennes ont manifesté leur agacement à l’égard du correspondant de « la radio mondiale » à Abidjan, Stanislas Ndayishimiye.» Au sein de la profession, on se demande désormais si Ndayishimiye «tiendra» encore longtemps dans ce contexte. Elle est bien curieuse, la «démocratie» que la France officielle a installé au bazooka en Côte d’Ivoire, sous les applaudissements d’une presse hexagonale quasi-unanime !

Philippe Brou

 source site du nouveau courrier

POLITIQUE Sommet des pays du ‘’BRICS’’ – Ouattara aux côtés des Cinq grands pays émergeants

© Présidence par C I bou T 
Sommet du BRICS: le président Ouattara aux côtés des Cinq grands pays émergeants


© Présidence par C I bou T
Sommet du BRICS: le président Ouattara aux côtés des Cinq grands pays émergeants

Le Président de la République, SEM. Alassane OUATTARA, est arrivé à Durban, en Afrique du Sud, ce lundi 25 mars 2013 à 22H10 GMT (00H10, heure locale) en vue de prendre part au Forum du dialogue des pays du ‘’BRICS’’, regroupant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Ce Sommet, le 5è du genre, qui se tient du 26 au 28 mars 2013, a pour thème central ‘’ BRICS et l’Afrique : Partenariat pour le développement, Intégration et Industrialisation’’.
Dans la déclaration faite à sa descente d’avion à l’aéroport de Durban, le Président Alassane OUATTARA a indiqué que cette réunion du ‘’BRICS’’, des grands pays émergents, est ‘’importante’’ pour le monde en développement, pour l’Afrique et en particulier pour la Côte d’Ivoire ; qui a de grands projets avec des pays émergents tels que la Chine et bientôt le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud. Tout comme avec la Russie qui investit dans l’exploration pétrolière.
Ce sera donc l’occasion, a souligné le Président de la République, de rencontrer les Chefs d’Etat de ces cinq pays qui constituent un ‘’morceau important de l’économie mondiale’’, d’échanger avec eux, de leur dire que la ‘’Côte d’Ivoire est au travail’’ et qu’elle a surtout ‘’besoin d’investisseurs’’.
Pour ce déplacement de la capitale de la Province du Kwazulu natal, le Chef de l’Etat est accompagné de deux membres du gouvernement, le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, Charles Diby Koffi DIBY ; le Ministre de l’Industrie, Jean- Claude BROU, ainsi que des membres du Cabinet présidentiel.
La cérémonie solennelle d’ouverture de ce 5è Forum du dialogue des pays du ‘’BRICS’’ est prévue pour le mercredi 27 mars 2013, en milieu d’après- midi.
Notons qu’à l’agenda du Chef de l’Etat au cours de son séjour en Afrique du Sud, il est prévu un petit-déjeuner de travail avec le nouveau Président chinois et une rencontre avec la Communauté ivoirienne le jeudi 28 mars 2013.

(service de communication de la Présidence)

source abidjan.net

SOUVENIR Fonction publique ivoirienne : 20.000 agents en 1960

Article publié le: 28 Mars 2013 - Auteur: Ben Ismaël - Source: L'Intelligent d'Abidjan

Article publié le: 28 Mars 2013 – Auteur: Ben Ismaël – Source: L’Intelligent d’Abidjan

En 1960, l’appareil administratif de la Côte d’Ivoire comptait 20 mille agents. Mais, à l’époque, la fonction publique était très dynamique, travaillant pour le bonheur d’une société ivoirienne en perpétuelle mutation. 1960, à l’accession à l’indépendance de la Côte d’Ivoire, la fonction publique ivoirienne, héritée essentiellement de l’administration française, avait obéi à un système de gestion fondamentalement historique : 20 mille agents travaillant comme de ‘’bons serviteurs’’. Cela a tout de même procuré de nombreux cadres de haut niveau à la Côte d’Ivoire et une ressource humaine soigneusement pensée pour le développement de la Côte d’Ivoire. C’est ce caractère parfaitement utile que le Président Félix Houphouët-Boigny avait largement inculqué aux fonctionnaires, dès l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance. 20 mille agents nobles, humbles, qui ont soutenu le développement, culturel, social et économique de la Côte d’Ivoire. 20 mille fonctionnaires qui avaient compris, après une réflexion prospective, qu’il fallait aider le Président Félix Houphouët-Boigny dans ses ambitions, ses priorités pour développer la Côte d’Ivoire dans ses diverses activités, mais, surtout ses valeurs morales. En 1960, le système éducatif enseignait l’éducation civique, la morale pour une société ivoirienne forte. A chaque trimestre, l’administration ivoirienne organisait un séminaire de réflexion, sans complaisance, une analyse froide et sereine, des méthodes pour parler et corriger des insuffisances du comportement des fonctionnaires ivoiriens. En 1960 déjà, le Président Félix Houphouët avait pensé à la ‘’communication’’ de la Côte d’Ivoire, avec comme base essentielle, la formation des cadres et agents des collectivités locales. J’ai encore en souvenir quelques grands noms qui ont aidé le Président Félix-Houphouët Boigny, dans sa tâche de réforme de la fonction publique : Doudou Piot, François Noabian, Bably Dominique, Yaya Diarrassouba, Jean-Jacques Bechio, qui avait mené à terme d’importantes études de base, pour la mise en œuvre de la banque des données administratives.
Ben Ismaël

source lebanco.net

JUSTICE IVOIRIENNE Les FRCI: enfin dans la ligne de mire ?

Article publié le: 28 Mars 2013 - Auteur: Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana - Source: lobservateur.bf

Article publié le: 28 Mars 2013 – Auteur: Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana – Source: lobservateur.bf

Vendredi 20 juillet 2012 à Duékoué dans le camp des réfugiés de Nahibly, des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) auraient perpétré une attaque, faisant officiellement 6 morts. Que s’est-il passé réellement ce jour ? Jusqu’à présent, un épais brouillard recouvre cette tragédie.

Toujours est-il que le 11 octobre 2012, des indications d’un témoin ont permis aux droits-de-l’hommistes de retirer d’un puits de cette localité 6 corps en putréfaction. Le procureur de Man avait d’ailleurs ordonné leur inhumation.

Mais sous la bronca des ONG, ces corps ont été acheminés sur Abidjan où une autopsie devait être effectuée.

Plus tard, des ressortissants et cadres de la région avanceront le chiffre invérifiable de 200 tués par les FRCI. Une enquête avait alors été ouverte pour faire la lumière sur ce drame, mais elle tarde à livrer ses résultats. C’est dans cet attentisme que plusieurs questions turlipinent les Ivoiriens et la Communauté internationale :

Est-ce vraiment les FRCI, aidées de dozos, qui ont massacré cette population vê de Nahibly, comme l’affirment certains ?

Combien de victimes y a-t-il eu ?

Pourquoi l’enquête n’a pas donné de résultats publics ?

Moins d’un an après ces évènements, alors que fusaient de partout des dénonciations contre la justice sélective en Côte d’Ivoire, que relativise le pouvoir en place, c’est la Fédération internationale des droits humains, partie civile dans cette affaire, qui accuse ouvertement les FRCI. Une évolution notable, si l’on se réfère aux dossiers pendants dans ce pays depuis le changement de régime.

En effet, depuis le 11 avril 2011, date de la chute du président Laurent Gbagbo, et le transfèrement à la CPI de ce dernier au mois de novembre de la même année, on a assisté à l’application d’une traditionnelle justice des vainqueurs, à tout le moins à l’arrestation des partisans du pouvoir déchu.

Si ce n’est une chasse aux sorcières, ça y ressemble. Alors que des fidèles de Laurent Gbagbo sont recherchés, alpagués de l’extérieur, notamment au Togo ou au Ghana, pour être extradés vers Abidjan, des proches ou plutôt certaines ex-forces nouvelles qui ont aidé le président Alassane Ouattara à accéder au pouvoir et sur lesquels pèsent de nombreux soupçons, oui, tous ces combattants, ne sont pas inquiétés.

Or, c’est connu ; dans toute guerre, et on n’a cessé de le répéter, il n’y a pas d’un côté des loups et de l’autre des agneaux.

En attendant que peut-être, le glaive de la justice tombe, c’est la plume de la FIDH qui pointe du doigt les FRCI sur les charniers de Nahibly. On ne peut que se féliciter de la relance de cette enquête qui, visiblement, était poussive. Un redémarrage qui, on l’espère, aboutira à des conclusions, car quoi qu’on dise, nul ne peut prétendre que Nahibly se réduit à un Timisoara (1) ivoirien.

On espère que cette bonne direction prise permettra au juge d’instruction d’accomplir correctement sa tâche. La réconciliation qu’appelle de tous ses voux le peuple ivoirien passe par la vérité et la justice. Sinon la commission éponyme brassera inutilement du vent.

source lebanco.net

GRÈVE DES ENSEIGNANTS EN CÔTE D’IVOIRE: Un casse-tête pour ADO

Article publié le: 28 Mars 2013 - Auteur: Le Pays - Source: Le Pays

Article publié le: 28 Mars 2013 – Auteur: Le Pays – Source: Le Pays

Après dix années de crise politico-militaire, et une violente crise post-électorale, la Côte d’Ivoire continue à panser ses plaies, à tenter de refaire son unité, et surtout à rebâtir un nouveau modèle de développement. Les défis à relever par le régime du président Alassane Ouattara dit ADO sont donc multiformes et immenses, voire herculéens.

Le gouvernement ivoirien a mis en route de nombreuses réformes, notamment dans le secteur de l’éducation. Aujourd’hui, c’est tout l’appareil, le système éducatif ivoirien qu’il faut faire renaître. Le régime ADO a déjà injecté des sommes colossales dans le vaste projet de renaissance de l’école ivoirienne. Mais, depuis avant-hier, les syndicats enseignants ont lancé un projet de grève pour protester contre une mesure gouvernementale qui vise à « ponctionner » les salaires de plusieurs enseignants. Si les syndicats mettent leur mot d’ordre en pratique, il paraît sûr et certain qu’on assistera à un bras de fer avec le gouvernement. Une fois de plus, les rythmes scolaires, ainsi que les examens seront perturbés, renvoyant la jeunesse ivoirienne à sa condition de « génération sacrifiée ». Mais il faut reconnaître qu’au-delà du cas ivoirien, depuis les années 90, du fait des PAS initiés par le FMI et la Banque mondiale, tous les systèmes éducatifs publics, en Afrique francophone, ont été dérégulés et mis en lambeaux.

Avec le dogmatisme intellectuel de ces institutions foncièrement libérales, on a fini par réduire l’éducation à une dimension strictement gestionnaire et économiste. Au nom d’un pragmatisme inculte et inefficace, les tenants d’une certaine « ténèbre » libérale ont réussi à transformer les écoles et universités africaines en lieux sans vie, donc sans force, sans chair et surtout sans motivation. Les maux de l’école africaine sont connus de tous : manque d’infrastructures, effectifs pléthoriques, salaires de misère du personnel enseignant, conditions « kafkaïennes » de travail. A cela, il faut ajouter l’épineuse question de la politisation et de l’idéologisation des jeunesses scolaire et estudiantine.

Bref, le mal est profond et exige un remède radical. Car, entre les acteurs du monde éducatif (élèves, étudiants, enseignants) et l’Etat, tout règne sauf la confiance mutuelle. Il est vrai et juste de reconnaître que l’indifférence irresponsable des dirigeants africains a entraîné et validé ce qu’il faut bien appeler « une loi d’inertie » dans les écoles et universités africaines. En d’autres termes, c’est comme si l’irresponsabilité elle-même était devenue le seul choix politique. En vérité, on assiste à une véritable décadence de l’idée et de la puissance publiques dans les sociétés africaines contemporaines. Ce qui se traduit, dans les politiques dites publiques, par l’abandon des jeunes et des enseignants dans leur misère matérielle et morale. Ainsi, pour exprimer leur mal-vivre, leur malheur constant et déchirant, élèves, étudiants et enseignants, se servent, de manière rituélique, de l’arme de la grève. En Côte d’Ivoire, avec la relance économique qui s’amorce, les enseignants réclament leur part du gâteau. Mais, ne doivent-ils pas, face à la persistance de la crise qui continue à frapper le pays, faire preuve, dans leurs justes revendications, de modération et de responsabilité ? Car, actuellement, il existe chez ADO, une réelle volonté politique de faire émerger l’école ivoirienne des ténèbres. ADO se distingue nettement de nombre de ses pairs africains qui ne brillent que par leur mauvaise foi et leurs raisonnements sophistiques dès qu’il est question d’éducation. Ainsi, dans nombre de pays africains, l’Etat a totalement failli, avec les systèmes éducatifs, à ses trois missions fondamentales : conférer au plus grand nombre une véritable culture, assurer un savoir-faire professionnel et offrir une formation civique.

A tel point que partout, sur notre continent, cette faillite des systèmes publics d’enseignement entraîne une désagrégation de la vie sociale et un délabrement existentiel des citoyens. Or, la réalisation de la culture, au sein de tout Etat, comme moyen de la vraie vie, pose les problèmes de l’éducation et de la formation. En Afrique, on a souvent cette habitude néfaste de dissocier éducation, culture et formation. Au contraire, il faut établir ici une étroite corrélation. C’est ce qui explique que cette absence stupéfiante de motivation chez les enseignants induise une absence systématique de motivation chez les élèves et les étudiants.

Démunis, ces derniers croient sublimer leurs frustrations et leurs rêves inaboutis par le recours à la drogue et à la violence. Et les gouvernants africains ont tort de réduire la question de l’éducation à une affaire de compétition basée sur l’idéologie de la puissance. Comme l’a si bien pensé Robert Misrahi, « toute compétition par définition, transforme en instruments ou ennemis les individus humains qui se laissent prendre aux jeux de la compétition ou qui en sont les involontaires victimes ».

L’homme n’est pas qu’une machine économique, il est un sujet autonome, libre, vivant et concret. Tous les Etats européens ont concentré, en priorité, depuis leur naissance, tous les efforts sur l’éducation et l’instruction. Ils en ont fait un levier stratégique pour leur progrès politique, social, économique et moral. Des systèmes éducatifs fiables et solides sont d’abord le fruit de choix politiques.

Et sans eux, comment les Etats africains parviendront-ils à construire leur cohérence démocratique, c’est-à-dire les conditions politiques de l’épanouissement existentiel de chacun ? Eduquer, c’est rendre à l’homme son humanité, par le pouvoir libérateur et créateur de la culture. Ce pouvoir créateur, issu d’une éducation solide, engendre, dans les sociétés, la démocratie et non des systèmes totalitaires. La démocratie, c’est d’abord et surtout le pouvoir de citoyens libres, éduqués et inventifs. C’est pourquoi, en Afrique, il est temps de reconnaître que le pouvoir de l’enseignant est infiniment plus vaste, plus profond et plus efficace qu’on ne le reconnaît ordinairement. En Côte d’Ivoire, sans une approche non-économiste de l’éducation, les Ivoiriens auront du mal à être éclairés sur l’histoire de la guerre civile qu’ils viennent de vivre, et surtout, s’opposer à toute rechute dans la barbarie. La tolérance s’apprend. Elle exige donc une éducation au respect mutuel, laquelle exclut la violence, l’arbitraire, l’endoctrinement et la sanctification de la mort inutile. Par conséquent, éduquer, c’est avoir recours aux ressources de la raison réfléchie. Le remède au drame de l’école africaine, constamment menacée d’effondrement, est unique : que les dirigeants politiques opèrent, enfin, une conversion radicale de leur vision sur l’immense chantier de l’éducation. Responsable de l’existence collective de ses concitoyens, le vrai dirigeant politique peut et doit donc savoir où il veut aller. Comprendre pourquoi l’on existe, pourquoi l’on agit, pourquoi l’on combat, est la première joie de l’esprit pour le citoyen d’une vraie République. Admettons donc que, parce qu’elle fonde l’autonomie individuelle, l’éducation est source de joie et de liberté. Oui, elle rend les citoyens aptes au bonheur. ADO ne doit pas enlever aux enseignants ivoiriens, cette joie et cette liberté. Mais à condition que leurs revendications ne soient pas totalement démesurées.

source lebanco.net