Mme Dominique Ouattara, une année pleine

domLe 31 décembre 2012. Un autre jour mémorable à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. Un festival inédit de feux d’artifice pour clore l’année 2012 en beauté, et inaugurer le Nouvel An 2013. C’est, littéralement, le bouquet du festival « Abidjan, perle des lumières » inauguré le 15 décembre par la première dame de Côte d’Ivoire, Mme Dominique Ouattara.

Cette manifestation qui en est, cette année, à sa seconde édition, s’inscrit désormais, de façon durable, dans le paysage ivoirien, redonnant lumières et joies à une capitale traumatisée par les douloureux évènements de décembre 2010-avril 2011. La symbolique de lumières jaillissant de la longue pénombre est suffisamment forte. « Abidjan, perle des lumières » est censé marquer, en effet, la renaissance d’Abidjan et partant, la Côte d’Ivoire tout entière et le besoin de communion autour des valeurs positives.

« Que cette lumière illumine le coeur de tous les Ivoiriens », a lancé l’épouse du Président Alassane Ouattara, depuis le boulevard Valery Giscard d’Estaing (Treichville), en donnant le top départ d’un spectacle synchronisé avec quelque 2.000 tirs de feux d’artifice divers dans le ciel, sur fond de musique classique.

Depuis, les rues de la ville d’Abidjan, notamment les communes du Plateau, de Cocody, d’Abobo et de Yopougon, sont désormais illuminées par des lampes, guirlandes et autres figures lumineuses, pour un mois (15 décembre 2012 – 15 janvier 2013).

En s’impliquant activement dans cet événement conçu comme un facteur de rassemblement des populations, sans distinction aucune, l’épouse du Président de la République a non seulement rehaussé le festival, mais surtout, s’est voulue solidaire d’un peuple soucieux d’oublier le passé pour reconstruire un avenir radieux et harmonieux.

Cette solidarité, Mme Dominique Ouattara l’a manifestée tout au long de l’année, à travers différentes actions sociales et humanitaires. Toujours dans le registre des fêtes de fin d’année, Mme Ouattara a organisé, le 22 décembre, à travers sa Fondation « Children of Africa », un arbre de Noël géant dans les jardins de la Présidence de la République à Abidjan-Plateau, où elle a reçu deux mille enfants de tous horizons, principalement, ceux issus de milieux défavorisés.

Tout au long de l’année 2012, la Fondation de Mme Ouattara a fait des dons aux populations dans plusieurs localités du pays. Il s’est souvent agi de dons pour la construction, la réhabilitation ou l’équipement de centres de santé, ou pour l’aménagement de différentes commodités en faveur de populations démunies. On l’a vue notamment à l’oeuvre à l’Ouest du pays, lors de la visite d’Etat de son époux dans cette région sinistrée du pays, qui a payé un lourd tribut à la crise post-électorale.

Le dîner-gala de la Fondation Children of Africa, en février dernier, aura été un grand moment dans les actions humanitaires de la première dame de Côte d’Ivoire. Plus de 800 convives, tous plus prestigieux les uns que les autres, ont répondu présents à l’invitation de Mme Ouattara, qui entendait réunir des fonds pour la construction d’un hôpital ultramoderne destiné à la mère et à l’enfant dans la localité de Bingerville, près d’Abidjan, ancienne capitale du pays à l’ère coloniale. Nombre d’invités prestigieux ont parcouru plus de 6000km voir 9000km pour assisté à ce gala de bienfaisance, tels la Princesse Ira de Fürstenberg, marraine de la fondation Children of Africa, ou le rappeur MC Solaar, le célèbre acteur français Alain Delon, le top model international, Adriana Karembeu, le producteur et chanteur américain Ryan Leslie et sa compagne, le footballeur camerounais Samuel Eto’o Fils, venu à Abidjan avec son épouse et Salif Kéita, Pape Diouf, l’ex-président de l’Olympique de Marseille.

D’un coût estimé à 5 milliards 250 millions de francs CFA, cet hôpital à bâtir sur une parcelle de trois hectares, permettra de résorber les difficultés d’accès aux soins des femmes enceintes, et contribuera à réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile.

Il prendra également en compte la problématique du VIH relative à la mère et à l’enfant.

L’hôpital sera construit dans un environnement d’établissements médicaux (l’hôpital général de Bingerville, le centre médico-social et l’hôpital psychiatrique), et disposera d’un important service de consultations, de conseils en planning familial et en éducation pour la santé. Les cas d’urgences médicales et chirurgicales, l’accouchement et la pédiatrie médicale feront partie de ses prestations. La capacité de l’hôpital est de 100 lits dont 80 actifs et 20 passifs supportés par 4 salles d’opérations. Cette capacité sera, à terme, portée à 150 lits et 6 salles d’opération. L’hôpital disposera de plusieurs autres services : supports (radiologie, laboratoire, pharmacie) et logistique (archives, cuisine, buanderie, locaux techniques et maintenance).

L’engagement de Dominique Ouattara pour les causes humanitaires, notamment celles des enfants avait été solennellement reconnu à travers sa nomination, en novembre 2011, par le Président de la République, comme présidente du Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des Enfants. La mission à elle confiée : suivre et évaluer les actions du Gouvernement en matière de lutte contre l’exploitation des enfants. Les activités de ce comité et de ses partenaires ont conduit à l’adoption, le 23 mars 2012 d’un Plan d’action national 2012-2014, pour réduire de manière significative les pires formes de travail des enfants d’ici à 2014. Un premier succès a été obtenu sur ce chapitre en juin 2012, avec la publication du rapport du Département d’Etat américain sur la lutte contre la traite des personnes, qui a reclassé la Côte d’Ivoire en catégorie 2, signe des avancées réalisées en matière de lutte contre le travail des enfants. S’exprimant, en novembre dernier à la tribune du premier congrès mondial sur le cacao à Abidjan, Mme Ouattara a pris à nouveau l’engagement de poursuivre ses efforts, afin que la Côte d’Ivoire, notamment son économie cacaoyère, sorte définitivement de cette liste de pays tolérant les pires formes du travail des enfants.

Le 14 décembre, ce sont de nombreuses femmes qui ont retrouvé le sourire, avec le lancement officiel, par Mme Dominique Ouattara, d’un Fonds de soutien aux activités féminines créatrices de revenus. Dénommé « Fonds d’Appui aux Femmes de Côte D’ivoire (FAFCI) », cet instrument doté d’un milliard de francs CFA, est destiné au financement de microprojets portés par les femmes. Le Fonds a pour objectifs, principalement, d’améliorer le revenu des femmes, e faciliter leur indépendance financière, de renforcer leurs capacités entrepreneuriales et de lutter contre le chômage.

La particularité du FAFCI, qui a été chaleureusement saluée par les bénéficiaires, est qu’il octroie des crédits à un taux dérisoire de 1% par mois, sans épargne préalable, et est accessible à toutes les femmes, y compris celles n’ayant jamais pratiqué une activité lucrative.

Partout dans toutes les régions du pays, faisait remarquer la première dame pour justifier la création de ce fonds, ce sont les femmes qui, en majorité, soutiennent leurs familles. « Certaines femmes nourrissent à elles seules des familles composées de dizaines de personnes. D’autres encore, n’ayant pour seul revenu que le bénéfice de leur petit commerce, ne parviennent à assurer la survie de leurs enfants, qu’au prix de sacrifices et de privations. C’est pourquoi, j’ai décidé d’apporter directement mon aide à mes soeurs. Ainsi, à travers des dons de matériels agricoles, de pompes à eau, de vivres et de non vivres, je voulais rendre le quotidien de nos soeurs plus supportable. Mais depuis longtemps, j’avais au fond de moi l’espoir de vous aider à avoir les moyens de vous prendre en charge et être autonomes. Aujourd’hui, en ma qualité de Première dame, et avec l’aide de mon cher époux, le Président Alassane Ouattara, j’ai pu donner vie à cette ambition que j’avais de vous aider ».

Le Fonds devrait être doté, à terme, d’un capital de 5 milliards de francs CFA, afin de couvrir l’ensemble du pays, a promis Mme Ouattara aux femmes, en leur recommandant de faire bon usage des crédits qui leur seront alloués. Une formation gratuite sera par ailleurs octroyée aux femmes n’ayant pas de qualifications, afin de les aider à créer et à gérer au mieux leurs activités.

Après une année aussi pleine en actions humanitaires et sociales, de quel cru sera 2013 ? Face aux nombreuses attentes des femmes et des enfants de Côte d’Ivoire, il faut espérer que la première dame mobilise davantage de ressources et de bonnes volontés en 2013, car le combat contre la pauvreté des catégories vulnérables de la population est une oeuvre de longue haleine, qui ne peut être accomplie efficacement qu’avec le soutien de tous, Etat, sociétés, associations et particuliers.

Mais d’ores et déjà, il est rassurant de constater que Mme Dominique Ouattara a solidement planté les germes de cette oeuvre d’envergure qui a commencé a porter des fruits.

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