Iyad Ag Ghali, le djihadiste touareg; beau comme un ange mais…

Iyag Ag Ghali  Photo (AFP)

Iyag Ag Ghali Photo (AFP)

        Article publié le: 27 Janvier 2013 – Auteur: Jean-Marc Gonin – Source: Le figaro

Le chef d’Ansar Dine est un vétéran de la cause autonomiste converti à l’islam radical.Ses vieux amis se rappellent un poète, un homme à femmes et un amateur d’alcool. Ils se souviennent aussi d’un lève-tard qui n’émergeait pas avant midi, l’esprit embrumé par les nuits à discuter politique autour d’un verre. L’un d’eux, touareg comme lui, l’avait même grondé parce qu’il ne faisait jamais le «fajr», la prière de l’aube.Aujourd’hui, Iyad Ag Ghali impose la règle la plus stricte à tout son monde. À la mosquée, il se tient au premier rang, il ne serre plus la main à une femme, il boit de l’eau et refuse tout contact avec les non-musulmans. Zélé converti, son projet politique l’est tout autant: un émirat islamiste au Nord-Mali, précurseur d’un «Sahelistan» englobant toute la région.

L’incarnation de la lutte touareg
Fondateur et commandant de la milice Ansar Dine – les partisans de la religion -, Iyad Ag Ghali, 54 ans, est aussi le principal chef de guerre qu’affrontent les troupes françaises et leurs alliés. C’est lui qui a lancé ses milices à la conquête de Bamako, précipitant des colonnes de pick-up chargés de combattants vers le Sud. C’est donc lui qui a poussé un François Hollande, pris de court, à déployer l’armée sur le territoire malien, quitte à revenir sur tout ce qu’il avait affirmé auparavant.

Dans le paysage de la rébellion touareg, Iyad Ag Ghali n’est pas un nouveau venu, tant s’en faut. Il incarne au contraire la lutte des Hommes bleus contre Bamako depuis plus de vingt ans. «Un de nos plus grands chefs de guerre», dit de lui un intellectuel touareg, qui ne veut pas que l’on publie son nom par peur des représailles. Son charisme, son courage et son opportunisme ont bâti sa légende, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, parce que de jeunes Touaregs sont prêts à suivre son turban blanc jusqu’à la mort, même si le chef les exhorte aujourd’hui au sacrifice au nom du djihad et de la charia. Le pire, parce que ses rivaux et ses ennemis lui reprochent duplicité, trahison, luttes fratricides et d’innombrables pactes avec le diable – de Bamako, d’Alger ou d’al-Qaida.

Dans les années 80, il s’enrôle dans la Légion verte du colonel Kadhafi
Né dans la tribu noble des Ifoghas, près de Kidal, ville du nord-ouest du Mali, Iyad Ag Ghali a laissé derrière lui la misère du nomade pour s’enrôler dans la Légion verte du colonel Kadhafi au début des années 80. Le «Guide» avait beaucoup promis aux Touaregs, feignant d’épouser leur cause.

Équipé et formé en Libye, le jeune Iyad fait partie du corps expéditionnaire envoyé par Kadhafi au Liban pour sauver les Palestiniens en guerre contre les milices chrétiennes et les Israéliens. Selon un de ses camarades de l’époque, il aurait été évacué de Beyrouth avec Yasser Arafat le 30 août 1982 par un bateau français. Un an plus tard, Iyad Ag Ghali fait partie des unités libyennes qui entrent au Tchad en appui des rebelles pour renverser le président Habré. Une aventure stoppée (déjà!) par l’armée française.

«Le Renard du désert»
La carrière d’Iyad Ag Ghali se perd ensuite dans les sables du désert. On sait seulement que le mercenaire de Kadhafi, déçu, a regagné le Mali. Avec quelques compagnons de la Légion verte, il monte une rébellion touareg.

En juin 1990, un premier fait d’armes fonde sa légende. Flanqué d’une poignée d’hommes équipés de seulement six fusils, il s’empare de la garnison de Ménaka, une bourgade du nord-ouest du Mali. Par la suite, la geste d’Iyad Ag Ghali ne cessera de s’enrichir et lui vaudra le surnom de Renard du désert. Au gré des révoltes, il devient «le» leader, à la fois politique et militaire, de la cause touareg face à l’État malien. Interlocuteur de Bamako, il négocie plusieurs accords qui portent, entre autres, sur le développement du Nord-Mali et l’intégration de Touaregs dans les forces armées.

Sa route croise celle de prédicateurs pakistanais
Chapeautées par l’Algérie (accords de Tamanrasset en 1991, accords d’Alger en 1996), les discussions permettront à Iyad Ag Ghali de nouer d’étroites relations avec le puissant voisin du nord, au point d’être regardé aujourd’hui comme un de ses agents. À la fin des années 90, sa route va croiser celle de prédicateurs pakistanais du Jamaat al-Tabligh en visite au Mali. À leur contact, le guerrier qui composait des chansons d’amour va basculer vers le rigorisme. Aussi, en 2003, quand des bandes d’islamistes opérant dans le Sahara prennent des Occidentaux en otages, c’est naturellement vers lui que les autorités maliennes se tournent pour récupérer les touristes.

Non seulement Iyad Ag Ghali s’enrichira en prélevant sa commission sur les rançons, mais il va se lier à ces groupes radicaux. Début 2012, on les retrouvera à ses côtés quand il s’emparera du Nord-Mali. C’est en Arabie saoudite qu’Iyad Ag Ghali se convertira à l’idéologie djihadiste qui guide sa milice actuelle, Ansar Dine. Nommé conseiller consulaire à Djedda par le président malien Amadou Toumani Touré, en 2007 il y fréquente les musulmans les plus radicalisés.

«Une véritable haine des Occidentaux»
«Il aurait pu obtenir un poste plus important, confie un de ses amis touaregs, mais il a préféré celui-ci pour pouvoir se rendre tous les vendredis à la grande prière de La Mecque.» Le Royaume l’expulsera pour ses contacts avec des membres d’al-Qaida…«Il est revenu de Djedda avec une véritable haine des Occidentaux», dit un vieux compagnon de route.

L’universitaire français Pierre Boilley, qui passa des soirées à refaire le monde avec lui, confirme: la dernière fois qu’il l’a vu, il l’a à peine salué de loin. Celui qui se prenait pour le Che Guevara de l’Azawad n’est plus qu’un djihadiste infréquentable. Et la cause touareg, si chère à son coeur, est passée du côté sombre de la charia.

source le Figaro

CAN 2012: Le Cap Vert en quarts de finale

Photo Jeune Afrique

Photo Jeune Afrique

Le Cap-Vert a créé la surprise en se qualifiant pour les quarts de finale de la CAN-2013 après sa victoire sur l’Angola (2-1), dimanche à Port Elizabeth en Afrique du Sud.

Pour la première fois dans l’histoire du football , Le CapVert, pour sa première participation à une Coupe d’Afrique des nations, vient de se qualifié pour les quarts de finale.

Archipel lusophone de 500.000 habitants, le Cap-Vert est le plus petit pays à avoir disputé une CAN et a de ce fait réalisé un exploit, lui qui avait déjà fait sensation en éliminant le Cameroun d’Eto’o en barrages.

Après avoir accroché l’Afrique du Sud (0-0) et le Maroc (1-1), il est parvenu à annihiler dans les dix dernières minutes l’ouverture du score angolaise, signée de son  capitaine Nando Neves contre son camp (33e), grâce à Fernando Varela (81e) et Heldon (90e)

Ce fut une soirée à suspense car le Maroc avait le premier mis une option sur le sésame pour les quarts en ouvrant la marque par El Adoua (10e), puis en surmontant l’égalisation de Mahlangu (71e) par Hafidi (82e).

il faut ajouter que L’Afrique du Sud, pays organisateur  termine en tête du groupe à la différence de buts généraux. Le Maroc et L’Angola vont devoir regagner les siens ;car tous deux sont éliminés pour cette 29 ème édition.

Balla Kèlèba de Feni

CAN 2013 : Les Éléphants séduisent à nouveau

les éléphants en joie

les éléphants en joie

Les Éléphants de Côte d’Ivoire ont battu les aigles de Carthage de Tunisie 3 à 0 ce samedi au Royal Bafokeng de Rustenburg lors du match  de la deuxième journée du groupe D de la CAN Orange 2013.

Après une première sortie catastrophique face au togolais , les poulains de Lamouchi  viennent de battre la formation tunisienne par 3-0. Cette victoire constitue le passeport pour les quarts de finale . Ce classement ;tout le monde le sait est la meilleure combinaison que devra toujours faire Lamouchie. En effet nous avons vu un groupe très combatif du debut jusqu’ à la fin de  cette rencontre.

Drogba n’était pas de la partie au départ

Avec un Drogba sur la touche, le première mi-temps sera largement en faveur des ivoiriens et c’est fort logiquement que l’éléphant en forme, Gervinho, sauveur du premier match contre les éperviers du Togo, donnera l’avantage à son équipe à la 21ème . Sur un corner le « Jaguar » arrachera le ballon au défenseur tunisien Traoui avant d’effectuer un une-deux avec Traoré qui lui remettra d’une sublime talonnade. À bout portant, Gervinho ajustera Ben Chrifa d’une frappe croisée que se logera sous la barre pour le premier but du match. Le but de Gervinho viendra concrétiser 20 minutes de pression constante et de fort rythme imposé par les ivoiriens.Les joueurs de l’entraineur français, Sabri Lamouchi rentreront logiquement avec l’avantage au score aux vestiaires au terme d’une première période largement dominée sur une équipe tunisienne peu inspirée et asphyxiée en début de match.En seconde période Drogba rentrera à la 67ème et le rythme de la rencontre, tout comme le spectacle, s’atténuera progressivement.

Les ivoiriens géreront tranquillement leur avantage, sans prendre de risque. Gradel rentrera à son tour 10 minutes avant la fin du match à la place de Kalou.  L’attaquant de St Etienne s’illustrera dès son entrée pour son premier ballon en frappant au but sans pour autant trouver le cadre. Les aigles de Carthage auront la balle d’égalisation à la 84ème mais la reprise de Khlifa sera bien captée par Barry mais c’est bel et bien les ivoiriens qui tueront tous les espoirs tunisiens à la 87ème quand Yaya Touré,comme l’ors du match contre le Togo propulsera à l’entrée de la surface le ballon dans le but tunisien pour le deuxième but des éléphants.  Pour couronner le tout, le fraîchement entré en jeu, Ya Konan, marquera pour son premier ballon joué, après avoir été superbement servi par Gervinho, le troisième but des éléphants pour clore le match sur un trois à zéro.

Il faut signaler que Kolo Touré le frère aîné de Yaya Touré n’a pris par à cette rencontre.

 

                                                                                                                                                                                                                                                                  Balla Kèlèba de Feni

Blé Goudé de retour : Quel impact sur la réconciliation nationale?

Blé avec les menottes

Blé avec les menottes

Depuis le Jeudi 17 Janvier le Leader de la galaxie patriotique  est tombé dans les filets de la police ghanéenne à Tema une ville populaire dudit Pays . Il est remis quelques heures plus tard à notre police. Sans perdre de temps ,ceux-ci l’ont ramener au Pays par voie terrestre. Présenté au juge d’instruction ce Lundi , « le Général de la rue »est inculpé de crimes de guerre. Sachant bien que le pouvoir vient d’entamer un cadre de dialogue avec les parties de l’opposition en générale et le FPI de Gbagbo en particulier ,que pouvons nous attendre de ce nouveau rapprochement de toute la classe politique de notre Pays? La réponse à cette préoccupation se trouve naturellement dans la patience. Attendons donc voire.

Blé est il sur le chemin de la Haye? 

Épinglé par la CPI pour incitation la haine , l’ancien chef patriote doit croiser les doigts pour que les autorité ne lui réserve pas le même sort que son mentor Laurent  Gbagbo qui séjourne depuis plus d’un à la Haye. Ce qu’il faut savoir est que Charles Blé Goudé a affirmé sur RFI en 2012 qu’il n’a pas peur d’aller en prison. Nous l’avons vu menotté sur le petit écran comme un grand bandit de chemin. Pour certains , il paye ce qu’il a semé cependant pour d’autres, il faut être un peu clément pour une véritable réconciliation.

Balla Kèlèba de Feni

SEM Ahmed Faouzi : « Le Sahara » Un trait d’union entre l’Afrique du nord et l’Afrique Subsaharienne

Ahmed Faouzi Ambassadeur du royaume du Maroc Photo Balla Kèlèba

Ahmed Faouzi Ambassadeur du royaume du Maroc Photo Balla Kèlèba

Ce Mardi 22 Janvier à 09 H 00 dans la salle Balafon de Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire à Cocody ,s’est tenue la 3ème Édition de la tribune d’échanges « Les Grands Rendez-vous de Fraternité Matin ».  Cette Édition, a eu pour  thème : « Quelles relations entre l’Afrique du Nord et l’Afrique Subsaharienne après les printemps Arabes ? »  Selon le conférencier Ahmed Faouzi, Ambassadeur du Royaume du Maroc en Côte d’Ivoire,  ces relations ne changeront pas et la coopération sud-Sud doit être renforcée d’avantage.

« Le Sahara ne constitue pas une barrière entre le Nord de l’Afrique et les Pays au Sud du Sahara. Le Sahara est plutôt un trait d’union entre ces deux parties de ce Continent. Après les printemps Arabes, les relations entre nos Pays  ne changeront  pas. Les étroites relations déjà existantes doivent êtres renforcées d’avantage. ». Tels sont les propos tenus par son Excellence Ahmed Faouzi Ambassadeur du Royaume du Maroc. Aussi, a t-il soutenu  que le royaume du Maroc a toujours eu des relations étroites avec les pays subsahariens dans le domaine financier en implantant  trois banques que sont : Bank of Africa, Atlantique  Banque et la SIB. Sur le plan éducatif, il a fait savoir que son Pays offre 100 bources d’études par an à la Côte d’Ivoire, et cela depuis 20 ans. S.E.M Ahmed  Faouzi a également ajouté que 10 000 étudiants africains sont inscrits dans les Universités, Grandes écoles et Institutions de formation du Maroc.

A la question de savoir si le monde maghrébin se sent plus du Moyen Orient que l’Afrique, le diplomate marocain s’explique par ces propos du Roi Hassan II « Le Maroc  est un arbre dont les racines sont en Afrique et les feuilles en Europe. L’Espagne est à 12 km du Maroc. Quand on coupe les feuilles d’un arbre, d’autres feuilles repoussent ; mais quand on déracine l’arbre, il meurt. Donc Le Maroc comme tous les autres Pays du Maghreb se sentent plus en Afrique. ».

Son Excellence Ahmed Faouzi avait à ses côtés le chargé des affaires étrangères de l’Ambassade de la Tunisie Raffi Hajji et ses homologues de la Libye et du Gabon. Toutes ces personnalités souhaitent que la coopération  sud-sud soit renforcée d’avantage.

Le Directeur général du groupe Fraternité Matin Vénance Konan à par ailleurs invité le public à prendre par à la prochaine Édition qui est prévue pour le mois de février. Pour cette 4ème Édition, le thème retenu est : « CEDEAO un an de présidence de son excellence Alassane Ouattara : Bilan et Perspectives. ».

Dagnogo Balla

Quand le broutage rime avec les pratiques mystiques en Côte d’Ivoire

Jeune brouteur pris la main dan le sac

Jeune brouteur pris la main dan le sac

                                                         Article publié le: 06 Janvier 2013 – Auteur: Dimitri A – Source: Afrique Monde

Le  »broutage » se définit comme une arnaque sous forme  »voilée » c’est-à-dire que le brouteur utilise un pseudonyme ou un nom d’emprunt pour escroquer un individu via internet. Il s’agit d’appâter un(e) internaute à la suite d’un échange de courriers en lui faisant miroiter une somme d’argent en échange d’un service rendu ou un investissement dans l’immobilier. Tout commence par un logiciel appelé « extrator » qui permet de générer beaucoup d’adresses e-mails des personnes vivants dans des pays européens.

Ce n’est plus un phénomène étrange que d’observer, dans nos cités, des arnaques par-ci, des escroqueries par là, ouvres de malicieux brouteurs qui ne finiront jamais de nous surprendre ! Ce phénomène qui était au départ l’ouvre de quelques spécialistes en informatique, a pris réellement de l’ampleur depuis quelques années en Cote d’Ivoire. Et les jeunes, de plus en plus, s’adonnent à cette pratique en ayant pour cible principale, les blancs sur internet.
Alors, l’on peut se demander comment arrivent-ils à extorquer d’énormes sommes d’argent à ces blancs depuis leurs ordinateurs ? Quelles stratégies mettent-ils en placent pour ne pas que ceux-ci se rendent comptent de leurs manigances ? Qu’en est-il réellement et qui sont ces fameux  »brouteurs » ? Les réponses dans notre dossier.

Constat

Depuis quelques années, il existe dans notre société un phénomène d’arnaque qui a pris beaucoup d’ampleur ces dernier temps. Tous nos jeunes : frères, cousins, sours, y compris les adultes . s’adonnent à cette pratique appelé  »broutage ». Jadis, c’était les nigérians  »Igbo », et les camerounais qui exerçaient cette arnaque mais aujourd’hui, les ivoiriens avec à leur tête la jeunesse vivent du broutage. L’évolution de cette pratique est due à de nombreuses raisons, d’abord les jeunes aiment la vie facile, ensuite la pauvreté et le désir de vouloirs sortir de la galère par tous les moyens et le fait de suivre la mode, convoité le succès de son ami sont autant de raisons qui poussent des individus à  »brouter ».
A côté de ces raisons, il y a la naïveté et la perversion de certains Européens qui les incitent aux  »broutage » puisque ces européens n’hésitent pas à envoyer de forte somme d’argent après quelques échanges de courriers. Les consultations chez les marabouts, féticheurs et les sacrifices ne sont plus seulement l’affaire des femmes ou des adultes mais sont devenu la pratique des jeunes  »brouteurs » qui sont disposés à accomplir d’énorme sacrifices même humain pour de l’argent.

Comment ça se passe ? 

Le  »brouteur », en venant donc sur un réseau social ou un site web, copie des adresses qu’il sélectionne dans la liste des adresses proposées pour les coller dans son e-mail personnel. Ensuite, il crée une autre adresse mail pour envoyer des messages d’échanges avec ses correspondants qu’il a sélectionné dans le logiciel avec une frange d’âge bien précise.
Il est à noter que plusieurs sites sont utilisés par les brouteurs. Il s’agit de « Format », « 123 love », « nrj.fr », « Tchat.fr », et « MSN » pour ne citer que ceux-là. Il y’a lieu de souligner également que le moyen d’échanges « MSN » est beaucoup utilisé par les brouteurs. Une fois, les recherches effectuées par rapport au choix de son correspondant, il s’en suit des échanges permanents entre le blanc (mogou, pigeon) et le brouteur qui se met dans la peau d’une belle jeune fille en quête de blanc prétendant chercher le vrai amour ne serait ce que pour obtenir une modique somme d’argent.
A ce propos, le blanc ne lésine pas sur les moyens pour obtenir une jeune fille africaine. A partir de photos fausses souvent téléchargée d’une belle jeune fille noire ou métisse et de nombreux échanges. La confiance s’installe en ce moment dans le cour du blanc qui rêve déjà d’épouser la personne avec qui il échange sur le net (le brouteur). Cette forme de broutage est appelée « le love ». Le plus souvent pour mettre le blanc en confiance  »les brouteurs » prennent les jeunes filles de leur quartier ou même leur petite amie qu’ils mettent devant la webcam pour montrer leur partie intime moyennant de l’argent après le « West »(le transfert de l’argent).

Autres formes de broutages 

A coté de ces deux types de broutage, il existe une autre forme d’arnaque qui rentre en ligne de compte, c’est « l’héritage ». Cette forme consiste pour le  »brouteur » à simuler  »un héritage propre » à lui en envoyant des messages de vente d’un quelconque bien familial par mail, en falsifiant des dossiers, en s’attribuant de fausses identités avec la complicité d’un ami qui se fait passer pour un policier ou encore en faisant croire au blanc qu’il a une grosse somme d’argent dans son compte bancaire en produisant un faux relever bancaire.
Pour accomplir leur forfait, les  »brouteurs » ont besoin de jeunes filles surtout lorsqu’ils sont sur le point de retirer l’argent envoyé par « west » ou si vous préférez par western Union.
Ces  »brouteurs », devenus des « génies » de l’arnaque opèrent depuis les cybercafés dans des quartiers bien précis tels que : Port- Bouët, Marcory, Koumassi, Treichville et Yopougon avec souvent la complicité de gérants de cybers qui sont parfois eux-mêmes des  »brouteurs ».
Il y’a aussi le  »broutage par chantage » qui consiste pour le brouteur de se faire passer pour une jeune fille, qui au fil du temps arrive à avoir les différents e-mails et adresses de son blanc. Mieux, le jeune  »brouteur » fait tout pour avoir le nom et l’email de la femme et des enfants de son blanc si ce dernier est marié.
Après avoir toutes ces informations, le jeune  »brouteur » exhorte son interlocuteur à se masturber via la Cam à travers un film de striptease que lui montre sa jeune belle fille africaine pendant ce temps, le  »brouteur » enregistre la scène. Une fois enregistrée, le  »brouteur » passe en mode chantage en menaçant le blanc de montrer et d’envoyer la vidéo à sa femme et ses enfants s’il ne donne pas une certaine somme d’argent et comme tout chantage, le  »mogou »(blanc) se retrouve dans un eternel cercle vicieux sans fin car le  »brouteur » continuera en demandant toujours plus d’argent à sa victime.

Les pratiques mystiques 

Quand, ils commencent à brouter s’est de petits transferts d’argent 50 euros soit 32.500fcfa qu’ils se contentent d’avoir pour leur début. L’appétit venant en mangeant, ils ne veulent plus les petites sommes mais de grosses sommes d’argent pouvant aller jusqu’aux millions. Pour atteindre leur objectif, les  »brouteur » ont besoin de l’aide des marabouts ou des féticheurs pour envouter leur blanc afin que ces derniers se plient à toute leurs sollicitations. Ils appellent cette pratique le  »zamou » dans leur jargon, c’est le fait de  »gbasser » un blanc.
Celui-ci ne s’aperçoit de rien et continue toujours d’envoyer de plus en plus d’argent. A son tour, le  »brouteur » a le devoir de donner une partie de l’argent au marabout sinon il fera en sorte que le blanc se rende compte de l’arnaque et risque des conséquences graves. Les marabouts et féticheurs utilisent la naïveté et la cupidité de ces jeunes  »brouteurs » parmi lesquels figures des adolescents pour leur imposer des choses invraisemblables. Fabio le milliardaire, un  »brouteur » de Yopougon nous le confirme en ces termes : « Une fois, moi et mon ami (brouteurs) sommes allés voir un féticheur pour nous rendre riche, dans le but que nos blancs vident leur comptes pour nous.
Le marabout m’a demandé de vendre mon sommeil, c’est-à-dire que je ne dormirais que la journée pour quelques heures et la nuit je n’aurais plus droit au sommeil afin de devenir riche sinon je meurs. A mon ami, il a demandé la moitié de son espérance de vie, il a dis que mon ami qui avait 22 ans devait mourir à 42 ans. Il restait donc 20 ans à mon ami pour vivre donc il régnera pendant 10 ans dans la richesse et le marabout aura les 10 autres années. » Beaucoup de  »bouteurs  » effectuent des voyages jusqu’au Bénin, Mali, Burkina Faso etc., pour signer des pactes diaboliques afin d’attacher leurs blancs. Quand certains vont jusqu’à déplacer leur blanc par des incantations mystiques pour les sacrifier sur une terre étrangère toujours sur instruction du mystique.

Piège ! 

Quand ces  »brouteurs » ou arnaqueurs vont voir un marabout, celui-ci essai de les appâté avec des miracles d’argent qui les emmènes à mené une vie de luxe et de luxure (femmes, gloire, honneur, shows etc.) qu’ils ne veulent ou ne peuvent pas abandonnés. Au début, ces féticheurs ne demandent presque rien à part des sacrifices d’animaux, ou de canaris cassé à un carrefour pour que le  »brouteur » reçoive l’argent de son blanc. Une fois, qu’ils (les féticheurs) savent que le jeune arnaqueur ne peut plus se passer d’argent, ils montent les enchères, cette fois-ci, il n’est plus question de sacrifier un animal mais un être humain, souvent des enfants et prendre leurs organes.

A la vérité, ces marabouts et féticheur n’ont pas forcement besoin des sacrifices et organes humains pour le travail des  »brouteurs » mais ils le font à leur propre fin. Soit pour un client très important (personnalité publique ou politique), soit pour son génie afin d’acquérir de nouveaux pouvoirs et de la renommée. Quand les jeunes  »brouteurs » vivent le bonheur de la richesse, à ce niveau ces marabouts les mettent le  »dos au mur » en exigeant qu’ils sacrifient un membre de leur famille pour pourvoir garder cette richesse.
Le temps que ces derniers (brouteurs) s’en rendent compte, ils ont déjà tout perdu malgré ces lourds sacrifices accomplis. Nous avons comme exemple le jeune de 18 ans surpris après avoir égorgé et éventré un enfant de 5 ans à Bonoua. le mystique demande ou exiger aux  »brouteurs » soit de mal se vêtir car plus les gens se moquent et se plaignent de leur accoutrement, plus puissant sera son  »zamou »(fétiche). Soit de se promener nu sur la plage ainsi quand les personnes sont choquées plus il gagnera en notoriété et en chance, soit d’avoir des relations sexuelle contre nature (homosexuelle) ou incestueuse avec leur génitrice ou de raser les parties intimes de leur mère. Toutes ces recommandations des féticheurs contribuent à les faire prospérer dans le broutage.

Ce qu’ils gagnent et comment le gère t-ils ? 

Avec ce travail d’arnaque qu’ils opèrent chaque jour avec des sacrifices à l’appui ces jeunes peuvent avoir de 800.000 francs à 1 ou 2 millions par semaine. Beaucoup parmi ces jeunes sont propriétaires de grands bars, maquis, de maisons et magasins sans oublier les voitures et motos de marques qu’ils conduisent. Ils gagnent en notoriété car dans les maquis et bars on ne cesse de chanter leur prouesse ou générosité dans leur quartier les grands frères et les ami(e)s les sollicite pour des parrainages ou pour des soutiens matériels et financiers.
Certaines belles jeunes filles se font appelé  »porclé » (putes, filles faciles) parce qu’elles s’intéressent qu’aux petits brouteurs fortunés pour être leurs petites amies, parfois les filles sont plus âgées mais pour de l’argent, elles sont prêtes. Cependant, comme le  »bien mal acquis ne profite jamais » ces jeunes arnaqueurs gaspillent leur argent dans des bars en participant à des concours de  »travaillement » (verser de l’argent) pendant que le Dj prononce leur nom ou fait leur  »spot » (chanter leur mérite).
Pour ce faire, ils se font appelés par des sobriquets tels que  »Ange l’argentier » JC Bceao » Francky l’empereur » etc. Pour couronner le tout, ils trouvent tous un prétexte pour encourager et justifier leur arnaque. Angelo Mille billets nous dit : « les blancs ont volés, maltraités nos parents pendant la traite négrière, donc laissez nous, nous venger d’eux, on va les faire rembourser ». Nous pouvons être contre cette idée mais, il faut reconnaitre que les blancs sont très vicieux et ont des fantasme qui leur joues de sale tours et malheur pour celui qui tombent sur les  »brouteurs ».

Conséquences 

Le risque que prennent ces jeunes à vouloir réussir par tous les moyens même s’il faut sacrifié un être humain ne demeure pas pour eux sans effet négatif. En effet, les exemples sont bien nombreux, avec le célèbre  »brouteur »  »Sans Monnaie » transformé en chien, le cas d’un jeune qui s’est surpris entrain de vomir des billets de banque dans les toilettes d’un bar sont autant de signes souvent irréversibles des malheurs qui les frappent.
S’ils ne perdent pas tout en une journée, c’est leur vie qu’ils perdent, ou leur raison mentale s’ils ne tombent pas malade d’une maladie mystérieuse et incurable. Le comble dans cette situation, c’est qu’il y a des parents qui soutiennent leurs enfants dans cette pratique surtout les mères qui les défendent devant l’autorité du père quand il veut savoir la vérité sur la soudaine aisance financière de son fils.
Arnaud nous raconte l’histoire de son frère : « mon petit frère broutait et c’est maman qui gardais son argent, les deux étaient très complices. Quand papa demandait à mon petit frère d’où provenait tout cet argent maman répondait à sa place disant que c’est elle qui le lui avait remis. Jusqu’au jour où mon frère doubla son féticheur qui lui lança un sort terrible au point que mon cadet a perdu l’usage de ses jambes et de la parole.
C’est devant la gravité de la situation que maman se sentit obligée de tout avouer à papa. C’est comme ça que nous sommes allés voir le féticheur qui a accepté nos excuses et annula le sort ». C’est souvent, leurs pauvres parents qui souffrent pour eux : chagrin, dépenses financières pour les soins.
La situation socio-politique à encourager plusieurs jeunes à la vie facile, les livrant aux arnaques sur le net à l’aide de pratiques mystiques, ils ont fini par berner ces blancs qui n’hésitent pas à déployer des fortunes pour des « opportunités » que ces malfaiteurs pourraient leur proposer via le net. Encouragés par l’anonymat que leur garantit internet et la crédulité de leurs victimes, ils sont nombreux, ces jeunes à se lancer dans le broutage.
Cependant les conséquences sont souvent néfastes pour eux. Il est important de savoir que la Côte d’Ivoire est le troisièmes pays au plus haut taux de fraude et d’escroquerie via internet après le Nigéria et le Cameroun. Ce qui occasionne le déplacement de beaucoup de  »brouteurs » vers le Bénin, le Togo, le Ghana pour opérer tranquillement.
Doit-on interdit l’accès des jeunes chez les féticheurs?

Dimitri A
source lebanco.net

Akwaba Blé Goudé

Le Général de la route

Le Général de la route

Akwaba Blé Goudé! Depuis ce vendredi 18 janvier, tu ne pourras plus prétendre que tu es en exil forcé. Sans doute, diras-tu maintenant que tu as été forcé de rentrer d’exil, ce qui est quand même une bonne chose puisque notre loi fondamentale, la sacro-sainte constitution qui fut naguère le fétiche par lequel toi et les tiens juraient, proclame qu’aucun citoyen ivoirien ne peut être contraint à l’exil. Bienvenu donc dans ton pays, cher général quatre étoiles! Après tout, il y a moins de deux ans, tu étais plus puissant dans ce pays que ton collègue, le général Mangou, car tu étais le plus ancien dans le grade le plus élevé.

Je me réjouis de ce que le pouvoir Ouattara t’ait amené à respecter la clause constitutionnelle qui interdit l’exil forcé aux citoyens bon teint comme toi. Maintenant que tu as enfin cessé de violer notre constitution, je me réjouis de ce qu’enfin tu pourras répondre de tes actes et de tes propos violents qui furent à la base du séisme qui ébranla les fondements de notre pays entre 2004 et 2011. Tu ne peux t’inquiéter pour ta défense, car déjà, d’éminents avocats israéliens, français et africains se bousculent pour s’en acquitter. Il paraît que tu es sans doute ton meilleur avocat, tant tu serais un tribun hors norme, un vrai Cicéron, m’a-t-on fait accroire
Certes, la tâche sera ardue, j’en conviens, car tu étais non seulement prolixe, mais tu as commis l’imprudence de te faire suivre partout par la RTI de Georges Aboké puis de Brou Amessan. Ces deux larrons ont beaucoup documenté tes forfaits. Leurs innombrables vidéos à elles seules suffiraient à te noyer, tant elles constituent de pièces à conviction dont le poids ne peut être ébranlé par quelque farouche dénégation que ce soit, ni par aucune littérature prononcée par tes avocats pour subjuguer tes juges. En les revisitant, on te reverra essaimant les graines de ta haine, de ta xénophobie, et de ton tribalisme primaire. On te verra appeler à l’affrontement interethnique, au meurtre de tout homme blanc, français en priorité, ainsi qu’au meurtre de présumés assaillants et autres rebelles. On te verra encore en train de galvaniser des foules gigantesques façon Adolf Hitler, leur demandant haineusement d’en découdre avec les Burkinabès, ces juifs nouveaux qui nous auraient envahis et qui nous feraient la guerre chez nous! On te reverra aiguiser les lames de la haine des cohortes à Yopougon ou au Plateau, exigeant que ces bêtes humaines écumassent leurs quartiers, en extirpassent les félons étrangers, dioulas, baoulés, bref, tous les félons du RHDP et leur fissent subir les rigueurs enflammées de l’article 125 de ta loi fondamentale.

Grâce à youtube, on reverra tes petits, ces hydres hideuses, exécutant tes ordonnances à grande échelle; on les verra barricader leurs quartiers respectifs dans tout Yopougon; on les verra molester d’honnêtes citoyens qui n’avaient commis d’autre tort que de ne pouvoir pas s’exprimer en bété; on les verra asperger d’essence ces victimes expiatoires d’un holocauste suspect et les enflammer en pleine rue. Jamais la modique somme de 125 f.cfa n’a fait autant de mal à un peuple! Une boîte d’allumettes à 25 francs et du kérosène pour 100 francs, et un père de famille est arraché à l’affection d’une épouse ainsi qu’à celle d’enfants tout jeunes. Ces autodafés publics te condamneront sans que le meilleur avocat au monde ne puisse te dédouaner. Ces scènes infernales se déroulaient devant tes meutes surexcitées, et devant des policiers de la république dont tu étais le numéro deux, juste derrière M. Gbagbo lui-même; ces policiers armés de kalachnikovs et qui laissaient faire; qui laissaient brûler leurs concitoyens de peur de désobéir à tes consignes de général quatre étoiles. Et on attisait le feu, ah le feu, le feu dont les flammes montaient haut dans le ciel, et cette flamme qui jaillissait des pneus usés; et cette fumée qui, à elle seule, suffirait à tuer un homme valide par suffocation; et ces sangsues qui empêchaient les pauvres diables de sortir de ce feu infernal; ces vampires qui reprenaient les moribonds qui serpentaient pour se dégager des flammes et qui les jetaient au beau milieu du brasier; et ces impitoyables soldats de la galaxie patriotique qui accumulaient des pneus usés sur eux, ou du bois sec, afin qu’ils rôtissent convenablement, et les coups de bâtons qui tombaient sur la tête des victimes qui tentaient, dans un dernier effort surhumain de conservation de la vie, d’échapper à cet enfer du brasier. Tes avocats ont vraiment du pain sur la planche et je ne les envie pas du tout. Ce serait trop de littérature que d’essayer seulement de te défendre!

source lebanco.net

Dr Famahan SAMAKÉ.