La Cpi refuse de laisser fuir un dangereux commanditaire d’atrocité

Article publié le: 28 Octobre 2012 – Auteur: Adam’s Régis SouagaSource: Lebanco.net

Véritable rabat-joie que cette Cour pénale internationale (Cpi)qui a donné une douche glacée aux partisans de Laurent Gbagbo le vendredi 26 octobre dernier en lui refusant la liberté provisoire. L’homme ne saurait humer l’air frais du dehors à cause des lourdes charges qui pèsent sur ses épaules. Laurent Gbagbo, au regard du dossier d’acier aux mains de la procureure, Fatou Bensouda, préparé par son prédécesseur, Luis Moreno Ocampo, a supervisé sinon dirigé les attaques contre les partisans supposés du Dr Alassane Ouattara. Celui-ci venait de le battre à la loyale par la voie des urnes le 28 novembre 2011 et devenait ainsi le Président élu dont rêvaient 54,90 pour cent d’Ivoiriens. M. Gbagbo, qui s’était doté d’un arsenal de guerre impressionnant et avait à sa disposition une milice (jeunes patriotes)mise en place par son jeune lieutenant Charles Blé Goudé et de mercenaires libériens recrutés à prix d’or, pensait vaincre toute adversité intérieure. Les Forces armées des Forces Nouvelles(ex-rébellion du Nord) ont joué un rôle décisif dans la chute du régime de Laurent Gbagbo dont les hommes auront plus livré bataille contre les civils à Abidjan que sur les lignes de front. Les Forces de défense et de sécurité (ex-FDS pro Gbagbo) préféraient en effet prendre la tangente devant l’avancée des hommes de Guillaume Soro. À Abidjan, les mercenaires libériens ont guerroyé avec acharnement pour sauver le dernier bastion, Yopougon face à un Cherif Ousmane téméraire. Depuis le mois d’Août dernier, ces marchands de mort qui ne jurent que par Laurent Gbagbo se sont signalés dans le quotidien des Ivoiriens par des attaques des positions des Forces Républicaines de Cote d’Ivoire (FRCI, armée régulière) Au regard de la nuisance supposée de l’époux de Simone Gbagbo, détenue a Odienné [867 Km au Nord-Ouest d’Abidjan] et de ses connexions, le Tribunal de la Cour pénale internationale lui a donc refusé la liberté provisoire. La Cpi ne voudrait pas ainsi faire injure aux 3000 victimes, officiellement admis, de la crise survenue par la seule volonté de Laurent Gbagbo, qui demeure un potentiel fuyard. Et comme, la Cpi ne veut pas le rechercher comme un ancien tueur nazi, elle a préféré le garder au frais en attendant de lui faire subir le gopo.
Adam’s Régis Souaga

lebanco.net

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Nord-Mali : le MNLA ne renonce pas à l’indépendance

Le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), a reçu dimanche 7 octobre une délégation du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Contrairement aux informations diffusées par la presse, le MNLA n’a pas déposé une plateforme politique qui renonce à ses revendications principales portant sur l’indépendance du Nord-Mali. Interview exclusive de Moussa Ag Assarid, chargé de communication et de l’information au Conseil transitoire de l’Etat de l’Azawad, qui explique à Afrik.com leur disponibilité au dialogue et à la négociation, tout en dénonçant un possible génocide en cas d’intervention militaire de la Cedeao au Nord-Mali.

Afrik.com : Est-ce que, comme la presse l’indique, le MNLA renonce à l’indépendance de l’Azawad ?
Moussa Ag Assarid
Non. Nous ne renonçons pas à l’indépendance de l’Azawad. Nous disons juste notre disponibilité au dialogue et aux négociations. Pour ce faire, nous avons rédigé nos revendications dans une plateforme politique remise au médiateur (de la Cedeao), le président burkinabé Blaise Compaoré.

Afrik.com : Quelles sont vos nouvelles revendications ?
Moussa Ag Assarid
Elles n’ont pas changé. L’indépendance de l’Azawad. Il y a différentes étapes pour y arriver. Nos objectifs sont de permettre au peuple de l’Azawad de pouvoir vivre dignement et librement au Nord-Mali. C’est-à-dire, dans le respect des droits légitimes du peuple dans sa diversité. Ce qui est bafoué par les autorités maliennes avec plusieurs régimes qui se sont succédés depuis plus de 52 ans.

Afrik.com : Qu’attend le MNLA des autorités maliennes ?
Moussa Ag Assarid
Nous sommes plongés dans un conflit qui nous oppose. Les autorités maliennes n’avaient pas accepté de nous rencontrer pour dialoguer. Nous n’avons eu d’autres choix que de prendre les armes. Nous restons, cependant, disponibles pour négocier.

Afrik.com : Sur quelles bases doivent s’organiser les négociations ?
Moussa Ag Assarid
L’indépendance de l’Azawad est non négociable. Nous devons rencontrer les autorités maliennes. Afin de nous parler les yeux dans les yeux, en nous disant toute la vérité. D’abord, autour d’une table de négociations, en se fixant sur un agenda, une feuille de route. Nous verrons ensuite sur quelles bases négocier. Ainsi, nous examinerons les apports, responsabilités et les engagements de chaque camp. Selon les conclusions de ces pourparlers, nous verrons sur quoi nous lâcherons du lest. Dans l’intérêt des deux peuples, de l’Azawad et du reste du Mali, il est temps que les deux parties acceptent de se rencontrer et de ne plus accepter de s’éloigner les uns des autres.

Afrik.com : Quelles sont les responsabilités de Bamako ?
Moussa Ag Assarid
C’est un génocide qui est en train de se préparer en cas d’intervention militaire de la Cedeao au Nord-Mali. Car, ce ne sont pas les islamistes qui ont chassé l’armée malienne de ce territoire, c’est le MNLA. Les groupes terroristes accomplissent l’agenda de Bamako. Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) se trouve dans l’Azawad depuis plus de 12 ans. Jamais l’armée malienne ne l’avait combattu.

source Afrik.com

Art et Culture: Abidjan accueille son premier salon du vin dépuis vendredi

Abidjan – La ville d’Abidjan accueille son premier salon du vin, depuis vendredi, à l’initiative de la cave L’Œnophile, et au cours duquel environ cinquante variétés de vin et de champagne feront l’objet d’une opération de dégustation, annoncent ses promoteurs.

« L’objectif de ce salon est de permettre à nos clients de découvrir d’autres qualités et variétés de vins, champagnes et spiritueux qu’ils n’ont pas l’habitude de consommer », a expliqué le directeur général de la cave « L’Œnophile », Karim Rajan.

« A ce salon, 17 maisons de production de vin, champagne et spiritueux de France et d’ailleurs sont représentées et qui présenteront plus de 50 variétés de vin, champagne et spiritueux, et ensuite suivront des échanges avec nos clients », a-t-il indiqué, signalant qu’il est prévu à ces journées une formation à l’endroit des visiteurs sur l’Œnologie.

Pour l’organisateur, « il apparaissait opportun de que leurs clients rencontrent leurs fournisseurs pour échanger, discuter, afin qu’ils sachent véritablement ce que c’est que le vin ou le champagne qu’ils consomment et comment il est fabriqué ».

En dehors de la consommation de la boisson à ce salon, il est prévu de la  » nourriture », car selon Karim Rajan,  » il ne faut pas seulement boire, mais il faut boire et manger aussi et, surtout, boire le vin avec modération », a-t-il conseillé.

Cette cérémonie qui se tient depuis vendredi, et qui s’achève ce samedi, au Palais des congrès de l’Hôtel Ivoire, à Cocody (Abidjan), est initiée par la cave  » L’Œnophile », une filiale du groupe Prosuma, spécialisé dans la distribution des boissons, vins et spiritueux, souligne-t-on.

Jbk/nf

Mali: le chef de la junte nommé à la tête d`un comité de réforme de l`armée

BAMAKO – Le chef de la junte militaire à l`origine du coup d`Etat du 22 mars qui a précipité le Mali dans la crise, le capitaine Amadou Haya Sanogo, a été nommé président d`un comité de réforme de l`armée, a appris samedi l`AFP de source officielle.

« Le capitaine Amadou Haya Sanogo est nommé président du comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité », indique un décret signé par le président malien par intérim, Dioncounda Traoré.

Bien que signé le 8 août, c`est la première fois que ce décret, dont l`AFP a obtenu copie, est rendu public. Sa trace ne figure pas dans le Journal officiel de la république du Mali, comme l`exige pourtant la loi.

Un autre décret daté du 20 août fixe les détails de l`organisation et des modalités de fonctionnement du nouveau comité. « Le comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité est composé de quatorze membres dont un président et un vice-président », précise ce décret.

Il est notamment chargé de « participer à la supervision des opérations militaires, de contribuer à l`élaboration du plan de formation des forces de défense et de sécurité, de faire toutes propositions relatives au renforcement des capacités opérationnelles » de l`armée.

Le président de ce comité devra rendre compte de ses activités au président
Dioncounda Traoré.
La nomination du capitaine Sanogo à ce poste stratégique, au moment où se
précise une intervention militaire internationale dans le nord du Mali occupé
depuis plus de six mois par des groupes islamistes armés, signe son retour
officiel sur la scène politique malienne.

Le coup d`Etat du 22 mars à Bamako a renversé le régime du président Amadou
Toumani Touré (ATT), qui vit en exil à Dakar.
Il a précipité la chute du nord du pays aux mains de groupes islamistes
armés liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui y appliquent la charia
(loi islamique) avec brutalité en y commettant de nombreuses exactions,
exécutions sommaires, lapidations, amputations, coups de fouet.

Les putschistes emmenés par le capitaine Sanogo ont rendu le pouvoir à des civils en avril, mais ils restent influents dans la capitale malienne où les tensions entre leurs partisans et leurs opposants restent vives.