Discours du Ministre de la Communication lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier sur « Liberté d’Information et Enjeux du MCC »

Monsieur le représentant de S.E.M le Président de la République,
Monsieur le Coordonnateur National du MCC (Directeur de Cabinet du Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement)
Madame le Sous-Préfet représentant le Préfet
Monsieur le Président du Conseil d’Administration de la RTI
Madame la Présidente du Conseil d’Administration de Fraternité Matin
Monsieur le Président du Conseil d’Administration du Fonds de Soutien et de Développement de la Presse (FSDP)
Monsieur le Directeur Général de l’ATCI
Monsieur le Directeur Général de la RTI
Monsieur le Directeur Général de la Société EDIPRESSE
Monsieur le Directeur de l’ISTC
Monsieur le Directeur de Cabinet du Ministère de la Communication
Monsieur le Président du Comité Scientifique
Messieurs les Présidents des Organisations Professionnelles de la Presse écrite et Audiovisuel
Il est indéniable que la liberté d’information, principe fondamental du droit à l’information, demeure un maillon essentiel de la Bonne gouvernance. Notre pays, la Côte d’Ivoire, candidate à l’élection au programme Millenium Challenge Corporation (MCC), le sait.
Le Président de la République, S.E.M Alassane Ouattara, a une claire conscience de ce que représente pour la Côte d’Ivoire l’éligibilité à cet important programme, conçu par le Congrès américain en Janvier 2004, pour réduire, par la croissance économique, la pauvreté dans le monde, singulièrement dans les pays en voie de développement.
Il y attache du prix. Car l’éligibilité au MCC ouvre la voie à des dons importants, pouvant aller jusqu’à 400 milliards CFA, pour le financement de projets en matière d’infrastructures, d’éducation, de santé, de renforcement des capacités, de gouvernance, d’environnement, etc.
Aussi, pour marquer la volonté du gouvernement ivoirien à aller résolument à ce programme, l’arrêté n°068 a-t-il été pris par le Premier Ministre le 09 Septembre 2011, consacrant la création du Comité National pour l’éligibilité de la Côte d’Ivoire au Programme MCC (CN-MCC).
Or, l’un des indicateurs essentiels qui permettent d’aboutir à ce programme reste la Bonne Gouvernance.
Dans ce domaine comme dans bien d’autres, plusieurs actions ont été engagées par le gouvernement. Celles-ci restent cependant très peu connues, voire méconnues des populations et, parfois de la communauté internationale.
L’un des enjeux les plus importants de ce programme du MCC est de faire connaître des populations, destinataires des programmes et autres actions de développement, toutes les décisions prises pour leur plein épanouissement, afin que, selon leur libre arbitre, elles s’en approprient et en bénéficient réellement.
Dans un tel contexte, quelle stratégie adoptée, pour l’élaboration et la vulgarisation, des mécanismes de protection de la liberté d’information en Côte d’Ivoire, afin de compter parmi les pays élus de ce programme ?
L’atelier qui s’ouvre ce matin porte l’espoir, que des réponses efficaces à cette interrogation seront trouvées.
Mais avant, vous aurez, de notre point de vue, à dresser sans complaisance, un état des lieux de la liberté d’information et à identifier les mécanismes de protection en la matière, afin de garantir l’accès équitable à l’information de l’ensemble des acteurs, et des populations de manière spécifique. En effet, tout l’intérêt du présent atelier se trouve ici.
Votre démarche doit également permettre, d’établir un bilan des actions menées par le gouvernement, dans le domaine précis de la liberté d’information, au regard des critères de bonne gouvernance. Et ce ne sont pas les actions concrètes qui ont manquées, dans ce domaine.
La dernière en date étant les Etats généraux de la Presse, qui ont réuni l’ensemble des acteurs de la presse et les pouvoirs publics, en août dernier, à Yamoussoukro, pour apporter des solutions durables aux difficultés de la presse nationale.
D’autres mesures ont été déjà mises en oeuvre, telles que :
La suppression, par la loi de décembre 2004, des peines privatives de liberté pour les journalistes, dans l’exercice de leur fonction ;
La création du Fonds de Soutien et de Développement de la Presse, pour renforcer la liberté économique de la Presse ;
L’aménagement de facilités fiscales et l’annulation des arriérés d’impôts des entreprises de Presse, entre 2008 et 2012 ;
L’amélioration cette année, des statuts des deux organes de régulation, le CNP et la HACA, par des ordonnances du Président de la République.
La conception et l’exécution de programmes de formation, dont le plus significatif a été celui réalisé en février dernier, en partenariat avec l’Ecole de journalisme de Lille, au profit de 15 rédacteurs en chef de la presse quotidienne.
Ces actions du gouvernement visent toutes le même but : offrir à la presse les moyens de son plein épanouissement, afin de garantir à tous, l’accès à une information libre, plurielle, diversifiée et professionnelle.

Toutefois, ces mesures ainsi que de nombreuses autres actions menées dans le secteur des médias, n’ont pas suffi à améliorer la notation de la Côte d’Ivoire, en matière de liberté d’information.
Avec 68 sur 100, au regard des critères définis par le Programme, nous sommes encore loin des 20 sur 100, la norme acceptable pour être éligible.
Le gouvernement veut travailler à l’amélioration significative de ce score. Il va y mettre les moyens humains et matériels, ainsi que toute l’efficacité requise, afin de relever ce défi.
Je voudrais féliciter le Comité National pour le Millenium Challenge Corporation pour le travail déjà effectué, tout en l’exhortant à redoubler d’effort pour atteindre les objectifs qui nous sont fixés.
Chers participantes et participants à cet atelier,
Je vous engage, individuellement et collectivement, à mener des réflexions et à recommander des mesures, à la hauteur des attentes du Président de la République, du Gouvernement et des populations, dans la perspective de l’éligibilité de la Côte d’ivoire au programme du MCC, dès l’année prochaine.
Le contexte s’y prête ; la levée de l’application de la section 508 du Foreign Assistance Act (FAA), le 23 Mai 2011, qui rétablit les relations économiques et commerciales entre la Côte d’ivoire et les Etats unis d’Amérique, est un atout important que notre pays entend mettre à profit pour y parvenir.
Mesdames et Messieurs,
Les conclusions de vos travaux sont donc très attendues, car elles seront la matrice autour de laquelle vont être élaborées des stratégies de communication et de sensibilisation plus efficaces.
Je vous encourage à réussir ce challenge, gage d’une meilleure visibilité des actions du gouvernement, en direction des populations, dans la perspective de l’éligibilité espérée de la Côte d’ivoire, au programme Millenium Challenge Corporation.
Merci à vous d’y consacrer du temps et de la réflexion et pleins succès à vos travaux.

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