Savané Lassana (Cadre du Pdci-Rda de Gagnoa) « Le président Bédié est le symbole fort du Pdci-Rda »

Article publié le: 21 Septembre 2012 – Auteur: Réalisée par Adam’s Régis SouagaSource: Lebanco.net

Dans cet entretien à nous accordé, Savané Lassana donne son avis sur la continuité dans la gestion du Pdci-Rda par le Président Henri Konan Bédié avant d’évoquer la question de la gestion de Gagnoa par un homme de développement à l’orée des joutes électorales locales.

Vous êtes cadre du Pdci-Rda, votre parti prépare activement le 12e congrès ordinaire. Qu’est-ce que vous attendez de ce congrès ?
J’ai déjà été témoin du 9e congrès sous le regard de feu le Président Houphouët Boigny. Les circonstances ont évolué dans la mesure où beaucoup de situations se sont passées. Cependant, il faut garder espoir. Pour ce congrès, nous attendons un nouveau temps. Nous souhaitons que ce soit le congrès du militantisme vrai, que la cohésion au sein du parti soit renforcée pour que le Pdci continue de servir valablement la Côte d’Ivoire.
Lorsque vous parler de militantisme vrai, est-ce à dire qu’il y a des militants de circonstance ?
Peut-être ! Mais lorsque je parle de militantisme vrai, je fais allusion au militantisme convaincu. Dire que je suis Pdci sans rien attendre de quelqu’un. Il faut vivre pleinement son statut.
On a l’impression que vous répondez en filigrane au président de la jeunesse, KKB qui ces derniers temps a donné de la voix pour exiger des retombées pour les militants Pdci. Êtes-vous dans cette dynamique ?
Écoutez, Kkb est responsable de ses idées. Il en a assumé d’ailleurs. Nous connaissons sa compétence. Je partage sa position, car c’est de bonne guerre de revendiquer sa compétence, sa responsabilité. Tout naturellement, ce sont les aînés qui lèguent une certaine responsabilité aux jeunes. Au Pdci, il n’y a pas de promotion faite aux jeunes. Et je pense que c’est ce que Kkb dénonce. Moi je la partage entièrement. Nos aînés refusent de laisser la place aux jeunes. Au congrès, nous souhaitons que ces questions soient évoquées. Les aînés doivent être fiers de la relève. Nous attendons leur conseil et expérience pour maintenir haut la flamme Pdci.
Le président Henri Konan Bédié et le Pdci, comment voyez-vous cet attelage ?
Le président Bédié est et doit demeurer le président du Pdci. La question ne se pose pas. Il y a eu des moments où le parti sombrait et c’est grâce à ce monsieur que le Pdci est resté debout. Même s’il doit avoir une alternative, ce sera dans l’ordre naturel. Il faut éviter de chambouler le fonctionnement du Pdci. Nous devons considérer que le président Bédié est le symbole du Pdci.
Bédié est un symbole fort pour la Côte d’Ivoire.
Quel regard portez-vous sur la gestion du Rhdp, qui est décriée par le Pdci, votre parti ?
Moi je dis que le Rhdp est un état d’esprit. Ce n’est pas la fusion des partis politiques. Nous sommes tous houphouétistes. Donc, ayant en commun une vision. Au Rhdp, il faut que les gens comprennent que la Côte d’Ivoire est la volonté du président Houphouët. Concernant les contradictions, cela est de bonne guerre, car c’est de la contradiction que jaillisse la lumière. N’oubliez que c’est grâce au Rhdp que la Côte d’Ivoire renaît.
Grace à cet état d’esprit, Gagnoa a retrouvé ses fils, en témoigne votre présence auprès de votre aîné, Me Bamba Mamadou, fils de la région qui était récemment en tournée dans la région ?
Tout à fait ! L’on n’a jamais pensé que cela pouvait arriver. Me Bamba Mamadou, cadre du Rdr et moi du Pdci avons montré la preuve de la Côte d’Ivoire retrouvée. Main dans la main, nous apporterons le bonheur aux populations de Gagnoa.
Gagnoa, c’est aussi la région natale de l’ex-président Laurent Gbagbo, comment les cadres, chefs traditionnels, ont pu épargner votre ville de la violence que connaissent quelques régions du pays ?La situation de non-violence ici à Gagnoa n’est pas politique mais plutôt spirituelle. Gagnoa est une terre où il y a eu beaucoup de prières. Gagnoa est un sol béni. D’où cette tranquillité. Ce n’est ni l’action des hommes politiques mais celle des religieux.
Bientôt les élections locales. Comment comptez-vous convaincre les militants du Fpi de voter pour votre coalition?/b>
Gagnoa n’est la base d’aucun parti politique. Tout le monde se retrouve. Pour ces élections municipales et régionales les populations jugeront entre les hommes politiques et l’agent de développement. Ces élections ne sont pas politiques.
Pour vous l’homme capable d’apporter ce bien-être aux populations de Gagnoa serait sans doute Me Bamba Mamadou ?
(Rire). Ce sont les actions de Me Bamba Mamadou qui vont militer en sa faveur. Ce n’est pas à moi de le dire. Seules ses actions en faveur des populations pourront lui permettre de briguer ce poste.
Quels sont vos rapports avec les cadres et militants du Fpi de Gagnoa ?
Ce sont des rapports de bon voisinage. Nous nous côtoyons au quotidien, nous sommes des amis, des frères. Nous sommes en parfaite harmonie. Nous échangeons sur l’avenir de notre région.
Un mot sur la gestion de l’État un an après l’accession au pouvoir du Président Ouattara ?
C’est fabuleux ce que fait cet homme. Les populations sont heureuses. Toute la Côte d’Ivoire est au travail pour le bonheur des populations que nous sommes. La sécurité est effective, la paix également sans oublier le développement. Ce processus est irreversible.
Réalisée par Adam’s Régis Souaga

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