La journaliste Mona Eltahawy arrêtée à New York pour avoir tagué une affiche anti-islam

                                                                                                        La journaliste Mona Eltahawy arrêtée à New York pour avoir tagué une affiche anti-islam
 

La journaliste égypto-américaine Mona Eltahawy a été arrêtée mardi dernier dans le métro de New York pour avoir tagué une affiche islamophobe. La scène a été filmée.

Menottée pour « désobéissance non violente ». La journaliste égypto-américaine Mona Eltahawy, 45 ans, a été arrêtée mardi 25 septembre dans le métro new-yorkais après avoir badigeonner de rouge une affiche incitant à la haine. Depuis lundi dernier, des affiches islamophobes recouvrent les sous sols de New York : « Dans toute guerre entre personnes civilisées et sauvages, soutenez les personnes civilisées. Soutenez Israël. Luttez contre le Djihad », peut-on lire sur ces affiches. Elles sont l’œuvre de Pamela Geller, la co-fondatrice de l’American Freedom Defense Initiative, une organisation anti-islam.

Alors que Mona Eltahawy tague l’affiche, une militante du mouvement anti-islam, munie d’une caméra, aborde la journaliste : « Mona, pensez-vous avoir le droit de faire cela ? ». La journaliste répond : « Oui, je pense que c’est la liberté d’expression, tout comme [l’affiche], c’est la liberté d’expression. » La militante tente de s’interposer. Après quelques minutes, deux policiers surgissent. Mona est arrêtée. « Pourquoi m’arrêtez-vous ? », s’exclame-t-elle. Aucune réponse ne lui sera donnée. Avant de l’emmener, l’un des policiers esquissent une phrase à l’oreille de la militant islamophobe pendant que Mona, prenant la foule à témoin, s’écrit : « C’est ce qui se passe en Amérique lorsque vous protestez de manière non violente ».

En 2011, la société de transport de la ville de New York refuse l’affichage de cette campagne publicitaire, qualifiant ces propos comme étant « dégradants ». La justice donnera finalement raison à Pamela Geller au nom de la liberté d’expression protégée par le premier amendement de la Constitution américaine. Les affiches resteront placardées sur les murs des stations de New York pendant un mois. Aujourd’hui, c’est contre la société de transport de Washington, qui a refusé la campagne, que la militante pro-israélienne a annoncé vouloir porter plainte.

A sa libération, la journaliste a fait savoir via son compte Twitter qu’elle avait barbouillé « un bout de l’affiche de merde pour le principe, pour la liberté d’expression et le droit à la désobéissance non-violente. Je suis fière et n’ai absolument aucun regret », conclut-elle. Mona Eltahawy s’était illustrée, entres autres, pendant le soulèvement du peuple égyptien en 2011. Elle n’avait pas hésité à rejoindre les manifestants sur la Place Tahrir au Caire. Un combat qu’elle paya au prix fort. Arrêtée, Battue et agressée sexuellement par des policiers égyptiens, elle ressortira d’une garde à vue avec les deux bras cassés.

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EBONY 2012/Traoré Moussa président de l’UNJCI : « Les journalistes ne sont pas responsables de la crise, ils sont le miroir de la société».

 

Article publié le: 29 Septembre 2012 – Auteur: Namidja Touré – Source: Lebanco.net

La Maison de la Presse d’Abidjan (MPA) située au plateau a abrité ce vendredi 28 septembre 2012 la cérémonie de lancement de la quatorzième édition des Ebony 2102 en présence du parrain le ministre de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises Konaté Sidiki, des représentants des ministres de la communication, de la poste et des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Traoré Moussa le président en exercice de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) s’est dit heureux de la tenue de cette cérémonie non sans faire cas des innovations opérées pour cette énième édition. Pour lui c’est un nouveau départ pour le journalisme avec le lancement aussi à Paris de cette quatorzième édition au Centre d’accueil de la presse étrangère, une autre innovation cette année, c’est qu’un invité de surprise, un monument du journalisme au plan mondial seront conviés lors de la soirée des « Ebony 2012 » à l’hôtel ivoire en novembre. Un prix sectoriel sera décerné par « voting » les lecteurs choisiront par écrit et par messages téléphoniques le meilleur journaliste. Une autre innovation, c’est la création du prix « Nady Reyes » pour récompenser le meilleur patron de presse, un autre prix celui du Bureau ivoirien du Travail ( BIT) et RICAE pour récompenser le meilleur organe de presse luttant contre le travail des enfants. Dans le mois de décembre un arbre de Noël sera organisé pour égayer les enfants des journalistes et une autre cérémonie pour le réveillon de Noël afin de faire passer de joyeuses fêtes aux journalistes et à leurs épouses. Concernant l’actualité politique, Traoré Moussa a décliné toute responsabilité des journalistes dans la crise ivoirienne. Pour lui, tous les Ivoiriens chacun à son niveau à sa part dans la crise ivoirienne et de renchérir que les journalistes ne sont que le miroir de la société. Le parrain Sidiki Konaté n’a pas manqué de souligner les liens de fraternité qui existent entre les journalistes et lui, des liens de fraternité qui remontent à de nombreuses années. Il demandait à la presse de se centrer sur la démocratie qui est en cours dans le pays actuellement « La presse est libre, tout le monde s’exprime » Pour lui, la presse doit aider à la reconstruction et à la réconciliation dans notre pays. Il a dit tout l’engagement du chef de l’État à aider la presse « , « nous sommes prêts à vous aider, à travailler avec vous, on peut subventionner la presse privée comme les partis politiques pour améliorer la qualité de la presse. C’est un pari sur l’avenir et l’UNJCI doit mener ce combat » notons que le parrain de la soirée des « Ebony 2012 » qui consacreront les meilleurs journalistes de Côte d’Ivoire prévue en novembre à pour parrain le président de l’assemblée nationale Guillaume Soro.
Namidja Touré

«La Côte d’Ivoire mérite de ne plus être montrée du doigt par les médias internationaux à cause de la traite des enfants»

 

Article publié le: 29 Septembre 2012 – Auteur: G.T. (avec DirCom CNS) – Source: Lebanco.net

Les lampions se sont éteints sur l’atelier de renforcement des capacités du corps préfectoral organisé du 27 au 29 Septembre 2012 à Yamoussoukro par le Comité National de Surveillance (CNS). Durant deux jours, les 95 préfets du pays ont été formés à l’épineuse question du travail des enfants afin de susciter leur entière adhésion dans le processus de lutte contre le phénomène.L’occasion était donc belle pour la Première Dame, Mme Dominique Ouattara, présidente du CNS, lors de la cérémonie de clôture, le Samedi 29 Septembre à la salle Alabo de l’Hôtel Président de Yamoussoukro, de réitérer à l’ensemble de la population sa ferme détermination à remédier définitivement. Cérémonie d’ailleurs qui a enregistré la participation de trois ministres à savoir : Hamed Bakayoko, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, Gilbert Koné Kafana, Ministre d’Etat, Ministre de l’Emploi, de la Solidarité et des Affaires sociales et Mme Raymonde Goudou Coffie, Ministre de la Famille de la Femme et de l’Enfant. « (.) Je vous rappelle que la place des enfants est à l’école », a préconisé la First Lady. Pour Mme Dominique Ouattara, tout doit être mis en ouvre pour faire sortir le pays du cycle infernal de ce phénomène. « La Côte d’Ivoire mérite de ne plus être montrée du doigt par les médias internationaux à cause de la traite des enfants, notamment dans les plantations de cacao. Nous devons aider nos planteurs afin qu’aucun discrédit ne soit jeté sur leur travail. Aucun effort n’est vain. Chaque action posée nous fait progresser dans la lutte et nous donne des résultats probants », a-t-elle conseillé.Elle n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler le récent bond qualitatif effectué par le Département d’Etat Américain dans son rapport 2012 (Rapport TIP 2012, ndlr) sur la traite des personnes. « En effet, le département d’Etat Américain qui produit chaque année un rapport sur la traite des personnes dans le monde, vient de reclasser la Côte d’Ivoire dans la catégorie 2, signe de la récompense de nos efforts », a-t-elle révélé, avant d’inviter les parents à ne pas employer les enfants dans des tâches dangereux. « Enfin, nous devons demander aux parents de nos enfants de ne pas les utiliser pour des travaux dangereux. Bien sûr, ils peuvent leur apprendre le métier qu’ils exercent, après les heures de classe, pour leur transmettre leur savoir, à condition que ces travaux ne soient pas dangereux et qu’ils soient véritablement socialisants ». Poursuivant la Première Dame a soulevé les handicaps liés à la lutte contre le travail des enfants. Ainsi, elle a révélé qu’il existe jusqu’alors un manque de stratégie cohérente sur la question et aussi, un manque de coordination des données collectées. Cependant, elle s’est réjoui que désormais il soit possible d’informer et de sensibiliser les populations sur l’existence et la gravité du travail des enfants, par le biais des comités locaux présidés par les préfets, et aussi, d’améliorer la coordination des actions de lutte qui se font au niveau des différentes circonscriptions. Enfin, il est possible d’assurer efficacement une prise en charge des enfants victimes, par le système de référence.
Hamed Bakayoko, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur a, quant à lui, tenu à partager son espoir au vu de la longue expérience de la First Lady dans le domaine de la lutte pour l’amélioration des conditions de vie des enfants. « Je suis pleins d’espoirs car je connais votre passion pour toutes les entreprises que vous menez. La Côte d’Ivoire est déjà citée en exemple pour sa prise de conscience du phénomène », a noté Hamed Bakayoko. Un optimisme qui ne l’a pas empêché de tirer la sonnette d’alarme face à la menace que représente le phénomène pour l’économie nationale. «La traite et le travail des enfants sont une question sensible pour nos sociétés. La lutte contre le phénomène est un défi majeur pour le développement du pays. Ce phénomène est une menace pour notre économie », a-t-il révélé.
Prenant la parole, Sidiki Konaté, préfet de la région des Lagunes a levé un coin de voile sur les recommandations faites par les séminaristes dans le rapport de synthèse du phénomène. Ainsi, selon l’administrateur civil, le rapport préconise entre autre, de rendre l’école obligatoire et gratuite pour les enfants jusqu’à l’âge de 15 ans. Il conseille la vulgarisation des mesures prises pour la protection des enfants, et aussi, d’impliquer les chefs de communauté dans la lutte contre le phénomène. Mais aussi, le rapport recommande l’application effective desmesures de répressions des auteurs de traite et d’exploitation des enfants.
Kouacou Gnrangbé, Maire de Yamoussoukro, a salué l’engagement de la First Lady en faveur des tout-petits.
G.T. (avec DirCom CNS)

Devoir de Memoire C’était un 29 septembre: la capture de l’Almamy Samory Touré

Article publié le: 29 Septembre 2012 – Auteur: Julie d’Andurain – Source: Julie d’Andurain

Qui connaît Samory Touré, l’un des derniers empereurs indépendants de l’Afrique de l’Ouest? Pas grand monde en Europe donc en France parce que l’histoire de l’Afrique n’y est guère enseignée et que très peu d’ouvrages lui sont consacrés.
On peut combler facilement cette lacune grâce au livre que publie Julie d’Andurain, agrégée et docteur en histoire qui est l’adjointe du lieutenant-colonel Porte à la division recherche et retour d’expérience du Centre de doctrine d’emploi des forces à l’École militaire. Elle signe un ouvrage qui permet une véritable découverte d’une partie de l’histoire de ce continent à la charnière des XIXe et XXe siècles.
Samory Touré est né vers 1835 dans le haut Niger. S’il marque son temps, c’est qu’il est en capacité à développer entre 1880 et 1898, un Empire africain qui court de son haut Niger natal jusqu’à la Haute Volta ( actuel Burkina). Il s’impose en dominant ses rivaux qui tentent de prendre le contrôle de la région et cela avant l’arrivée des colonisateurs européens.
Samory va être un ennemi résolu de la France et il s’oppose aux troupes de l’Hexagone dès 1882 au moment du commencement de la conquête du Soudan. L’homme mène des troupes qui s’opposent à ces prises de contrôle, sont capables de harcèlement et entretiennent une insécurité régionale.
Il faut attendre le 29 septembre 1898 pour qu’une colonne du capitaine Henri Gouraud le capture. Il aura fallu une vingtaine d’années pour que la chose soit possible et encore, il faut une considérable à l’officier français pour oser cette arrestation alors que ses troupes sont numériquement minoritaires. Le courage d’agir sur un terrain boisé et très hostile a raison de Samory. Gouraud peut justifier sa réussite en insistant alors sur sa détermination inaltérable dans une grande région qui alors n’est pas cartographiée.
Les troupes coloniales qui ont réussi cet « exploit » ne l’ont pas inscrit dans leurs traditions. Samory a été longtemps présenté comme un chef intraitable et sanguinaire, mêlé à l’esclavagiste intra-africain qui rapporte beaucoup d’argent.
Il faudra attendre les années soixante-dix pour qu’il soit considéré comme l’un des héros de la résistance à la colonisation. Certains n’ont même pas hésité à s’approprier son histoire et inventant une filiation pour s’inscrire comme des idéalistes porteurs du souffle libérateur de l’indépendance. On peut citer parmi eux le dictateur de Guinée Ahmed Sékou Touré.
Samory est mort loin des siens, abandonné de sa famille, mais il est patent que sa réhabilitation en pleine guerre froide était politiquement intéressée. Lorsqu’on cherche à imposer au sage qu’est Felix Houphouet-Boigny en Côte d’Ivoire que le président guinéen est l’arrière petit-fils de Samory, la manipulation est grossière.

Incontestablement le livre de Julie d’Andurain comble un grand vide et il faut prendre son temps pour le lire. Il y a beaucoup à apprendre pas seulement sur celui qui se disait le plus grand ennemi de la France mais plus largement sur l’histoire de l’Afrique de l’Ouest.
Julie d’Andurain, « La Capture de Samory (1898), l’achèvement de la conquête de l’Afrique de l’Ouest, collection outremer, Éditions Soteca, 210 p., 25,40 euros.

Mali: le Premier ministre ne veut négocier avec aucun groupe islamiste au nord

Article publié le: 29 Septembre 2012 – Auteur: AFP – Source: AFP

Le Premier ministre malien Cheikh Modibo Diarra a catégoriquement rejeté la perspective de négociation avec les islamistes armés occupant le nord du Mali, dans un entretien publié samedi, huit jours seulement après l’appel au dialogue lancé par le président malien aux groupes armés.

Au même moment, une source officielle malienne assurait cependant qu’une rencontre venait d’avoir lieu, à Alger, entre une délégation des islamistes du groupe Ansar Dine et un haut-gradé de l’armée malienne.

Dans un entretien publié à Paris par le journal Le Monde, le Premier ministre malien affirme: « Le temps pour ces négociations est passé ». « Les pays qui parlent de négociations nous ont fait perdre du temps », insiste-t-il, semblant évoquer implicitement le Burkina Faso ou l’Algérie.

Puis il affirme qu' »un millier de terroristes dotés d’armes sophistiquées » sont désormais « installés » dans le nord du Mali et que la situation « empire de jour en jour avec les amputations, les flagellations, les viols, les destructions de sites » perpétrées par les islamistes.

Le 21 septembre, le président malien Dioncounda avait pourtant appelé solennellement les « groupes armés qui opèrent dans le nord » au « dialogue ».

Mais le Premier ministre malien n’y croit plus: « Nous avons un médiateur désigné par la Cédéao (le président burkinabè Blaise Compaoré) mais à ce jour nous n’avons pas reçu, de la part des terroristes et des occupants, un seul signal disant +nous voulons négocier+ ».

Bamako n’acceptera plus, selon lui, de négocier qu’avec les dirigeants indépendantistes touareg du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad).

Aucune négociation envisagée, donc, ni avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ni avec les groupes qui lui sont liés, le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’ouest) et Ansar Dine.

« Ansar Dine ? Une de ses branches vient d’amputer des gens à Tombouctou. J’appelle ça des extrémistes », dit le Premier ministre au sujet du groupe armé dirigé par un ancien chef rebelle touareg malien, Iyad Ag Ghaly, qui fait appliquer par la force son interprétation de la loi islamique.

Le 29 juillet, les islamistes d’Ansar Dine lapidaient à mort, à Aguelhok (nord-est) un homme et une femme auxquels ils reprochaient d’avoir eu des enfants sans être mariés. Et ce samedi, ils détruisaient, une nouvelle fois, un mausolée de saint musulman, cette fois à Goundam (90 kilomètres de Tombouctou).

Rencontre à Alger

Cependant, une source officielle malienne a assuré samedi à l’AFP qu’une délégation d’Ansar Dine venait de rencontrer, « très récemment », à Alger, « un haut-gradé » malien, pour évoquer la situation dans le nord du Mali ». Un proche d’Ag-Ghaly, Amada Ag Bibi, faisait partie de la délégation, ainsi que le chef d’état-major d’Ansar Dine, Ag Wissa, et un élu du nord, selon cette source.

Alger a toujours affirmé qu’il fallait privilégier les négociations au nord du Mali et s’oppose à l’intervention d’une « force militaire internationale » que Bamako demande à l’ONU d’autoriser.

Mais le Premier ministre malien conclut: « je n’ai pas vu de solution non-militaire émerger ».

Et, alors que nombre de pays sont toujours sceptiques et réticents, il décrit déjà les étapes menant vers la guerre. Le Conseil de sécurité de l’ONU adopterait « avant la mi-octobre » une résolution autorisant l’intervention. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) déploierait « presque immédiatement » au moins une partie de sa force…

Cheikh Modibo Diarra va jusqu’à souhaiter que « la communauté internationale – France, Etats-Unis, Grande-Bretagne notamment – apprête une force d’intervention pour faire un travail propre et rapide » et que la France envoie « ses forces spéciales » au Mali.

Le Chef de l’Etat a présidé à l’Ecole de Police, la cérémonie de baptême et de remise d’épaulettes

Article publié le: 28 Septembre 2012 – Auteur: Présidence – Source: Présidence

Le Président de la République, SEM Alassane OUATTARA, a présidé ce vendredi 28 septembre 2012, à l’Ecole de Police, la cérémonie de baptême et de remise d’épaulettes à deux Promotions sortantes (2010- 2012) d’élèves Commissaires, Officiers et Sous- Officiers de Police.
Cette cérémonie a été marquée par trois temps forts : la remise d’épaulettes, la lecture de l’Arrêté de la Charte de la Police Nationale et les allocutions.
C’est le Président de la République qui a procédé en personne, à la remise d’épaulettes au Commissaire DOSSO Sinaly et à l’Officier DIOMANDE Lanciné, tous deux Majors de Promotion. Quant au Major de la Promotion des Sous- Officiers, KONE Lancina, ses épaulettes lui ont été remises par le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, M. Hamed BAKAYOKO.
La lecture de l’Arrêté instituant la Charte de la Police Nationale a, elle, été faite par l’Elève Commissaire Hyacinthe OUFFOUET, Président des deux Promotions.
Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, M. Hamed BAKAYOKO et le Directeur de l’Ecole, le Contrôleur Général Alain Yao BROU, ont tous deux, dans leurs interventions, indiqué que cette cérémonie marque un nouveau départ aussi bien pour l’école que pour l’ensemble du personnel de la Police Nationale.
Quant à la Marraine des Promotions, Mme Henriette Dagri Diabaté, elle a prodigué de sages conseils à ses filleuls.
Sur un effectif total de 1866 élèves issus des deux Promotions, 1574 stagiaires, dont 43 Commissaires, 288 Officiers et 1243 Sous- Officiers ont été déclarés aptes à intégrer définitivement la grande famille de la Police Nationale. 91 stagiaires (5 Officiers et 86 Sous- Officiers) ont été radiés et 201 autorisés à reprendre leur formation.
Un défilé des troupes devant le Président de la République, Chef Suprême des Armées, a clos le volet militaire de la manifestation.
L’évènement a pris fin par la remise par le Chef de l’Etat, de 1000 ordinateurs aux différentes Forces militaires et paramilitaires de Côte d’Ivoire.
Notons que la Promotion des Commissaires et Officiers a pour devise : Dignité, Loyauté et Rigueur ; et celle des Sous- Officiers : Renaissance.

Mali : Hollande décrète l’état d’urgence

A la tribune de l’ONU, dans le cadre de la réunion sur le Sahel, François Hollande a rappelé ce mercredi l’urgence d’intervenir au plus vite au Nord-Mali pour y déloger les islamistes affiliés à Aqmi qui terrorisent la population et détiennent depuis 2010 au Niger quatre otages français. Le président français confirme le soutien « au plan logistique » de la France à l’opération militaire qui doit être menée par les forces combattantes africaines.

Reconquérir le Nord-Mali de toute urgence. Devant quarante et un participants, dont les chefs d’Etats du Bénin, de la Tunisie, du Niger, du Togo et de l’Afrique du sud, le président français a décrété ce mercredi à l’ONU l’état d’urgence d’une intervention militaire au Nord-Mali. Le président de la France, pour qui tout est réuni pour lancer l’opération militaire, il faut déloger au plus vite les islamistes affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui terrorisent la population et détiennent depuis 2010 au Niger quatre otages français. L’occupant actuel de l’Elysée confirme le soutien « au plan logistique » de la France à l’opération militaire qui doit être menée par les forces combattantes africaines.

« Ce qui se produit au Nord-Mali n’est pas un défi pour l’autorité de ce pays seulement, c’est une menace pour l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb mais aussi pour l’ensemble de la communauté internationale », a indiqué François Hollande. Et de s’offusquer contre la politique de la terreur mise en place par les islamistes « Nous ne pouvons pas accepter ces mains coupées, ces femmes violées, ces enfants déplacés. Nous ne pouvons pas accepter que le terrorisme puisse se structurer sur un territoire ».

Le président français rappelle que « La France soutient pleinement cette initiative (l’intervention militaire au Nord-Mali, ndlr). Elle demande qu’il y ait le plus tôt possible une nouvelle réunion du Conseil de sécurité ». L’occupant actuel de l’Elysée approuve, par ailleurs, la nomination par les Nations unies d’un envoyé spécial pour le Mali. Pourtant, la guerre n’est pas encore déclarée.

L’ONU plus mesurée

L’accord trouvé ce dimanche entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et Bamako a débloqué la situation. Les autorités maliennes ont enfin accepté que les « forces militaires combattantes » de l’organisation ouest-africaine se déploient dans la capitale malienne.

En revanche, l’ONU a déjà réclamé au Mali et à la Cedeao des précisions sur les modalités d’une intervention aux contours encore très flous. Et Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, préconise que « toute solution militaire pour résoudre la crise sécuritaire au Nord-Mali (soit) envisagée avec extrême prudence ».

De la prudence qui ne fait pas écho dans les oreilles du président français. « Je sais qu’il peut y avoir une tentation de mener des négociations », souligne François Hollande. « Négocier avec des groupes terroristes, il ne peut en être question. Toute perte de temps, tout processus qui s’éterniserait ne pourrait faire que le jeu des terroristes », prévient-t-il.

La France, préoccupée par le sort des quatre otages français détenus au Niger depuis 2010 par Aqmi, n’a pas été soutenue par Washington dans sa volonté affichée d’intervenir militairement au Nord-Mali. Barack Obama, plus inquiété par les situations en Syrie et en Iran, ne s’est pas étendu sur la crise malienne.

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