RECONCILIATION/Fpi et Rdr pour le dialogue

Réconciliation                ABIDJAN – Le parti de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et celui du chef de l`Etat Alassane Ouattara ont appelé jeudi à une reprise du dialogue, prônée par la Commission réconciliation pour faire baisser la tension montée après une vague de violences suivies d`arrestations.

Dans un entretien avec l`AFP diffusé mercredi, le président de la Commission, l`ex Premier ministre Charles Konan Banny, a exhorté M. Ouattara à prendre des « initiatives » pour relancer le dialogue et a appelé les partisans de M. Gbagbo à accepter la discussion. « La Nation ivoirienne est en danger », a-t-il alerté.

Les deux camps ont saisi la balle au bond jeudi, tout en s`accusant l`un l`autre d`avoir empêché tout progrès jusque-là.

« La situation aujourd`hui rend le dialogue plus que nécessaire », « il faut qu`on s`assoie pour discuter », a déclaré lors d`une conférence de presse le président de l`ex-parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI), Sylvain Miaka Oureto.

« C`est l`appel que nous voulons réitérer au gouvernement: nous sommes disponibles pour aller à une discussion franche, à un débat sincère », a-t-il lancé.

Le FPI « est demandeur du dialogue et lance un appel pressant aux décideurs internationaux » pour qu`ils oeuvrent au « retour à une vie politique normale », a expliqué le secrétaire général adjoint du FPI, Bruno Oupoh Gnaoulé, qui s`en est pris au pouvoir en termes virulents.

« M. Alassane Ouattara est devenu un problème pour la Côte d`Ivoire, les Ivoiriens et la sous-région ouest-africaine », a-t-il affirmé, dénonçant une « gouvernance dans la haine, l`intolérance, sans dialogue ».

Dans un communiqué, le parti de M. Ouattara, le Rassemblement des républicains (RDR), a également « approuvé » la démarche de M. Banny, jugeant que le dialogue doit permettre de « faire barrage aux initiatives de violences et de sabotage de la paix sociale ».

« Notre souhait est que nos frères d`en face adhèrent avec honnêteté et sincérité à cette démarche qui doit être inclusive et sans préalables de quelque nature que ce soit », a indiqué le porte-parole du RDR, Joël N`Guessan, accusant les partisans de M. Gbagbo d`avoir plusieurs fois refusé la main tendue par le chef de l`Etat.

« Ils doivent démontrer aux Ivoiriens et à la communauté internationale (…) qu`ils ont un réel désir de voir la paix s`instaurer durablement en Côte d`Ivoire », a-t-il insisté.

Des attaques en série perpétrées en août contre l`armée ont été imputées par le pouvoir à des pro-Gbagbo, ce que dément le FPI. Elles ont entraîné un regain de tension inédit depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

Ces attaques ont été suivies de l`arrestation de plusieurs hauts responsables du camp Gbagbo, dont le secrétaire général du FPI Laurent Akoun, qui doit être jugé vendredi pour trouble à l`ordre public.

AFP

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