Côte d’Ivoire: H K Bedie pour toujours

                                                                                    S’il veut briguer un nouveau mandat à la tête du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié devra réformer les statuts de la formation : la limite d’âge pour assurer la présidence est de 75 ans, or Bédié en a 78.

Henri Konan Bédié pourrait se succéder à lui-même lors du prochain congrès du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), en octobre. Tel est du moins l’avis de plusieurs de ses partisans, qui appellent de leurs voeux une réforme des statuts de la formation : la limite d’âge pour assurer la présidence est de 75 ans, or Bédié en a 78. Un appel du pied a par ailleurs été lancé à Jean-Louis Billon, patron du groupe Sifca, pour qu’il rejoigne le PDCI, où il pourrait se voir confier une responsabilité de premier plan. Le scénario n’enthousiasme guère Alphonse Djédjé Mady, l’actuel secrétaire général. Et pas davantage Kouadio Konan Bertin, dit KKB, le président de la jeunesse du parti. Billon, qui est maire de Dabakala (Centre-Nord), a également été approché par le RDR d’Alassane Ouattara. Sa famille était très proche de Félix Houphouët-Boigny.

Jeune Afrique

Blé Goudé:Faire la paix est un « Impératif » pour le peuple ivoirien

CharlesABIDJAN – Charles Blé Goudé, le leader en exil des « jeunes patriotes », farouches partisans de l’ex président Laurent Gbagbo, estime que la paix est un « impératif » pour la Côte d’Ivoire et appelle au dialogue pour régler les différents politiques dans le pays, un an après les meurtriers affrontements post-électoraux.

« Pour moi, le règlement de nos différends politiques doit se faire par le dialogue et la paix », indique Charles Blé Goudé dans une déclaration publiée mercredi.

Sous le coup d’un mandat international lancé par la justice ivoirienne pour son rôle dans la crise-post-électorale qui a fait 3 000 morts, Charles Blé Goudé vit caché dans un pays non identifié.

« Faire la paix dans un pays qui a été déséquilibré par une crise liée à des élections, n’est pas une option, c’est un impératif pour le peuple de Côte d’Ivoire », insiste-il convaincu que le dialogue pose « les balises d’une lisibilité et d’une visibilité politiques durables » pour la Côte d’Ivoire.

Dans un reportage diffusé mercredi par le quotidien gouvernemental Fraternité Matin, Charles Blé Goudé est soupçonné de fomenter une rébellion à partir du Liberia voisin et qui s’installerait dans l’ouest ivoirien fréquemment sujet à des violences meurtrières.

« Je suis opposé à l’usage des armes comme moyens de conquête du pouvoir, je demeure attaché à cette philosophie qui est le fondement de mon action politique », répond l’ex ministre de la Jeunesse de Gbagbo qui se défend d’être un « putschiste ».

« Comme une plaie qui a besoin de toutes les cellules du corps pour cicatriser, la Côte d’Ivoire a besoin de toutes ses filles et fils pour reprendre le chemin de la reconstruction et du développement », soutient l’ex « général de la rue », fer de lance des manifestations populaires pro-Gbagbo.

Depuis début août, la Côte d’Ivoire est secouée par des attaques meurtrières de groupes armés non identifié contre l’armée ivoirienne.

Le gouvernement accuse des partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo associés à des mercenaires libériens d’être les auteurs de ces raids.

Plusieurs hauts responsables et militants du Front populaire ivoirien (FPI, de Laurent Gbagbo) ont été arrêtés à Abidjan.

Le FPI a dénoncé une « dérive totalitaire » et une « traque » de ses militants.

AFP

Attaques en Côte d’Ivoire:54 civiles et 19 militaires détenus(Procureur)

CérémonieABIDJAN – Cinquante-quatre civils et 19 militaires sont détenus et inculpés notamment pour « attentat contre la sûreté de l`Etat » à la suite des attaques menées en août contre l`armée ivoirienne, a déclaré jeudi à l`AFP le procureur militaire Ange Kessi.
« A la suite des récentes attaques contre les Forces républicaines (FRCI), 149 personnes ont été arrêtées », parmi lesquelles « 76 ont été relâchées à l`issue de l`enquête », a indiqué le magistrat.
« Cinquante-quatre civils et 19 militaires sont maintenus en prison », a-t-il poursuivi, précisant qu`ils sont inculpés de « trouble à l`ordre public », d`attentat contre la sûreté de l`Etat » ou d` »assassinat ».
Les procès de militaires vont commencer le 6 septembre, a ajouté le procureur militaire, sans précision sur les procès visant des civils.
Les FRCI ont été l`objet d`une vague d`attaques en août dans lesquelles elles ont perdu une dizaine d`hommes à Abidjan, dans ses environs et dans l`ouest du pays, marquant le plus grave regain de tension en Côte d`Ivoire depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.
Le gouvernement du président Alassane Ouattara et l`armée accusent des partisans de Laurent Gbagbo – des civils et des militaires, policiers ou gendarmes – d`être derrière ces attaques, ce que dément le parti de l`ex-chef de l`Etat, le Front populaire ivoirien (FPI).
Ces violences ont été suivies de l`arrestation de plusieurs hauts responsables du camp Gbagbo, dont le secrétaire général du FPI, Laurent Akoun, qui doit être jugé vendredi pour trouble à l`ordre public.

AFP

RECONCILIATION/Fpi et Rdr pour le dialogue

Réconciliation                ABIDJAN – Le parti de l`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et celui du chef de l`Etat Alassane Ouattara ont appelé jeudi à une reprise du dialogue, prônée par la Commission réconciliation pour faire baisser la tension montée après une vague de violences suivies d`arrestations.

Dans un entretien avec l`AFP diffusé mercredi, le président de la Commission, l`ex Premier ministre Charles Konan Banny, a exhorté M. Ouattara à prendre des « initiatives » pour relancer le dialogue et a appelé les partisans de M. Gbagbo à accepter la discussion. « La Nation ivoirienne est en danger », a-t-il alerté.

Les deux camps ont saisi la balle au bond jeudi, tout en s`accusant l`un l`autre d`avoir empêché tout progrès jusque-là.

« La situation aujourd`hui rend le dialogue plus que nécessaire », « il faut qu`on s`assoie pour discuter », a déclaré lors d`une conférence de presse le président de l`ex-parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI), Sylvain Miaka Oureto.

« C`est l`appel que nous voulons réitérer au gouvernement: nous sommes disponibles pour aller à une discussion franche, à un débat sincère », a-t-il lancé.

Le FPI « est demandeur du dialogue et lance un appel pressant aux décideurs internationaux » pour qu`ils oeuvrent au « retour à une vie politique normale », a expliqué le secrétaire général adjoint du FPI, Bruno Oupoh Gnaoulé, qui s`en est pris au pouvoir en termes virulents.

« M. Alassane Ouattara est devenu un problème pour la Côte d`Ivoire, les Ivoiriens et la sous-région ouest-africaine », a-t-il affirmé, dénonçant une « gouvernance dans la haine, l`intolérance, sans dialogue ».

Dans un communiqué, le parti de M. Ouattara, le Rassemblement des républicains (RDR), a également « approuvé » la démarche de M. Banny, jugeant que le dialogue doit permettre de « faire barrage aux initiatives de violences et de sabotage de la paix sociale ».

« Notre souhait est que nos frères d`en face adhèrent avec honnêteté et sincérité à cette démarche qui doit être inclusive et sans préalables de quelque nature que ce soit », a indiqué le porte-parole du RDR, Joël N`Guessan, accusant les partisans de M. Gbagbo d`avoir plusieurs fois refusé la main tendue par le chef de l`Etat.

« Ils doivent démontrer aux Ivoiriens et à la communauté internationale (…) qu`ils ont un réel désir de voir la paix s`instaurer durablement en Côte d`Ivoire », a-t-il insisté.

Des attaques en série perpétrées en août contre l`armée ont été imputées par le pouvoir à des pro-Gbagbo, ce que dément le FPI. Elles ont entraîné un regain de tension inédit depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

Ces attaques ont été suivies de l`arrestation de plusieurs hauts responsables du camp Gbagbo, dont le secrétaire général du FPI Laurent Akoun, qui doit être jugé vendredi pour trouble à l`ordre public.

AFP

Grève du sexe au Togo/Un procédé déjà testé,avec plus ou moins de réussite

Dimanche 26 août, le collectif « Sauvons le Togo » a appelé « toutes les femmes » togolaises à observer une semaine de « grève du sexe » pour contraindre les hommes à s’investir davantage dans le mouvement de contestation lancé par l’opposition. « Les femmes sont les premières victimes de la situation catastrophique que nous vivons au Togo. Raison pour laquelle nous disons à toutes les femmes : une semaine sans sexe. C’est aussi une arme de lutte », explique Isabelle Améganvi, membre du collectif et présidente de l’Alliance nationale pour le changement, l’un des principaux partis d’opposition.
Le collectif, qui a par ailleurs orchestré trois manifestations, sévèrement réprimées la semaine dernière, réclame le départ du président Faure Gnassingbé (au pouvoir depuis 2005), l’abrogation de nouvelles dispositions du code électoral et le report à juin 2013 des élections législatives prévues en octobre, en raison de retards dans l’organisation du scrutin. La grève du sexe parviendra-t-elle à mobiliser les foules et faire fléchir le président Gnassingbé ? Rien n’est moins sûr. Même si dans d’autres pays l’abstinence comme action de résistance féminine a connu des résultats encourageants.

Une idée qui remonte à l’Antiquité
Dans sa comédie Lysistrata, le dramaturge grec Aristophane est le premier à concevoir une grève du sexe, comme ultime recours des femmes pour se faire entendre. Ecrite en 411 avant J.-C., la pièce relate l’initiative de Lysistrata, une belle Athénienne qui a réussi à convaincre les femmes de toutes les cités de déclencher une grève totale, jusqu’à ce que les hommes reviennent à la raison et cessent la guerre entre Athènes et Sparte.

2002 : Grève du sexe au Liberia pour établir la paix
Lauréate du prix Nobel de la paix 2011, Leymah Gbowee lance en 2002 une grève du sexe pour obliger le régime de Charles Taylor (président du Liberia de 1997 à 2003) à associer les femmes, jusque-là écartées du processus de négociations, aux pourparlers de paix. Une pression à laquelle ne résiste pas Charles Taylor, ex-chef de guerre devenu président.

2009 : Grève du sexe au Kenya pour forcer au dialogue
« Pas de réforme, pas de sexe ! », tel est le mot d’ordre du mouvement lancé, en mai 2008, au Kenya, par l’Organisation de développement des femmes, lasses de voir s’éterniser une crise politique entre le président, Mwai Kibaki, et le premier ministre, Raila Odinga. « Les grandes décisions sont prises sur l’oreiller, donc nous demandons aux deux dames (les épouses du premier ministre et du président) lorsqu’elles se retrouvent dans l’intimité avec leurs maris, de leur demander : ‘Mon chéri, peux-tu faire quelque chose pour le Kenya ?' », explique alors Patricia Nyaundi, avocate membre de l’organisation. Très structurées, les femmes kényanes proposent même un dédommagement aux prostituées afin qu’elles s’associent au mouvement et interdisent toute échappatoire aux mâles en manque. Pour la coalition d’ONG féminines, l’objectif de la grève est atteint : le président et le premier ministre, qui ne se parlaient pas depuis des mois, se rencontrent à plusieurs reprises.

2011 : Grève du sexe en Belgique pour exiger un gouvernement
Après l’initiative de Benoît Poelvoorde de ne plus se raser jusqu’à la mise en place d’un nouveau gouvernement, c’est au tour de la sénatrice belge Marleen Temmerman d’appeler ses compatriotes féminines à se refuser à leur homme pour sortir le pays de la crise politique. L’initiative a fait sourire, sans pour autant être prise au sérieux.

2011 : « Pas de route, pas de sexe » en Colombie
Face à la passivité des hommes, les femmes décident de faire la grève du sexe jusqu’à ce que les autorités s’engagent à construire une route pour désenclaver le petit village de Santa María del Puerto de Toledo de las Barbacoas, sur la côte Pacifique. Après trois mois de « jambes croisées », les pelleteuses débarquent dans le village.

Pauline Pellissier

lebanco.net

Quatre soldats américains prévoyaient d’assassiner Barack Obama

L’armée américaine est secouée par un scandale: quatre soldats américains complotaient pour renverser le gouvernement et assassiner le président des Etats-Unis.

Selon l’Associated Press, les procureurs de l’Etat Géorgie ont déclaré que les quatre accusés font partie d’une milice anarchiste au sein de l’armée, appelée F.E.A.R, pour Forever Enduring Always Ready («Toujours tenace, toujours prêt»). Les plans du groupe ont été découverts à la suite du meurtre d’un militaire proche des membres de F.E.A.R.

L’un d’eux, Michael Burnett, a plaidé coupable, lundi 27 août, d’homicide involontaire dans l’affaire des meurtres de l’ancien soldat Michael Roark (19 ans) et de sa petite amie (17 ans). Burnett a tiré sur le couple en décembre car ils étaient au courant des plans de la milice. Sur le banc des accusés, il a accepté de témoigner contre trois autres militaires, membres de F.E.A.R, pour lesquels une audience est prévue jeudi 30 août.

Parmis eux, Isaac Aguigui, le chef de la milice. Le procureur Isabel Pauley a déclaré que ce dernier a financé la milice en utilisant les 500.000 dollars (400.000 euros) de l’assurance et des prestations reçues suite au décès de sa femme enceinte, il y a un an. Isaac Aguigui n’a pas été inculpé dans ce cas, mais le procureur a déclaré au juge que la mort de la jeune femme était «très suspecte».

Toujours selon l’AP, la milice avait pour 87.000 dollars (69.000 euros) de fusils d’assaut semi-automatiques, de pistolets et de matériaux permettant de fabriquer des bombes, cachés dans un casier. Isabel Pauley a ajouté qu’elle avait également utilisé les paiements d’assurance pour acheter un terrain dans l’État de Washington.

La milice avait prévu de bombarder la fontaine Forsyth Park à Savannah. Le groupe devait ensuite bombarder un barrage dans l’Etat de Washington et empoisonner la récolte de pommes de l’Etat. L’objectif final était de renverser le gouvernement et assassiner le président.

Pour International Business Times, c’est «l’un des complots les plus crédible et de grande envergure» ayant Barack Obama comme cible «depuis son élection en 2008».

source lebanco.net

BOYCOTT DES ACTIVITÉS GOUVERNEMENTALES PAR LE FPI?TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT/LE Président Hollande humilie le Gbagbo et ses hommes

Le Président Français, le socialiste François Hollande a désavoué publiquement le Front populaire ivoirien (Fpi, parti de l’ex-Chef d’Etat Gbagbo). Après moult hésitations a décidé en conformité sa volonté de contribuer à un changement qualitatif sur le continent noir, de se rendre à Kinshasa. Le faisant, François Hollande fait preuve de réalisme politique. Il vaut mieux gagner une bataille par le dialogue constructif que de s’abstenir de cette arme. C’est qu’au regard des promesses de Kinshasa de revoir la composition de la commission électorale et de bien vouloir discuter tous les points de divergence avec l’opposition, le Président Hollande a voulu encourager ce déclic politique. Bien le contraire du Front populaire ivoirien qui ne jurait que par cet homme, même bien avant son arrivée à l’Elysée. Le Fpi s’est construit une lubie de voir Hollande prendre à bras le corps leurs fausses récriminations là où toute la communauté internationale a vu la victoire du Dr Alassane Ouattara. En se rendant donc à Kinshasa, le Président français veut saisir cette tribune de la Francophonie pour « tout dire et parler de tout ». Juste pour indiquer que tout est discutable à condition que les parties en présence n’usent pas de fausses pistes. Contrairement à leur soutien virtuel qui jusque là ne les entend ni ne les voit, les partisans de Laurent Gbagbo refusent le dialogue. A leur programme, un coup d’Etat pour lequel ils se donnent des moyens financiers et humains pour déstabiliser le régime Ouattara. Rentré de France, le Président Alassane Ouattara a condamné cette violence inouïe avant de réitérer son appel au dialogue à l’endroit de ces fanatiques de la violence. Pas si sûr d’être entendu tant les cadres du Fpi qui n’ont d’yeux que pour le pouvoir d’Etat ne veulent pas attendre cinq ans. La voix prépondérante de la France qui ne pouvait ne pas se faire entendre lors du sommet de la Francophonie traduit la realpolitik du Président français. Entre temps, ceux des ivoiriens qui voient en lui leur héraut ne suivent pas son exemple. Le Fpi aurait acclamé une décision du président français de ne pas se rendre à Kinshasa. Mais comme l’intelligence est une denrée non marchande, François Hollande a lui, décidé d’affronter la réalité du terrain. Se rendre au Congo-Kinshasa même s’il a des appréhensions sur les (bonnes) dispositions de Joseph Désiré Kabila quant à hisser ce pays-continent de l’Afrique centrale, en un modèle démocratique. Il a tout de même opté pour sa participation au sommet de la Francophonie afin d’avoir un échange direct avec pouvoir et opposition. Le Fpi qui savoure les propos de François Hollande à tout vent devrait suivre alors l’exemple du Président français qui leur a infligé un cinglant désaveu.
Adam’s Régis Souaga

lebanco.net